Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

DESTINS DE STARS - Michael Jackson derrière le masque.

La célébrité est un ersatz magnifique créé pour le plaisir du public. La star incarne donc un mythe, une image attrayante, mais simplifiée et illusoire. Ne jamais sous-estimer combien la puissance de la célébrité peut déformer toute situation.

Comment les avocats de Michael Jackson ont menti :

Brian Oxman - Thomas Mesereau / avocats de Michael Jackson.

Brian Oxman - Thomas Mesereau / avocats de Michael Jackson.

Les accusations de négligence incluses dans la plainte ont du pousser la compagnie d'assurance à forcer Michael Jackson à conclure un accord à l'amiable. J'ai déjà travaillé sur des cas de pédophilie dans le camp de la défense et j'ai toujours inclus une clause de négligence - Ce qui veut dire que la compagnie d'assurance prend le relais et qu'elle peut régler l'affaire pour l'accusé. Il peut crier haut et fort «Je ne veux pas d'un règlement à l'amiable», il n'aura pas le choix parce que la compagnie d'assurance le fera.

Brian Oxman

La compagnie d'assurance de Michael Jackson était donc régie par des oppresseurs  qui l'ont «forcé» à  conclure un accord à l'amiable !  L'assureur aurait ensuite pris le relais pour payer 22 millions de dollars aux diffamateurs : les  Chandler ....C'est le monde à l'envers !

En principe, le rôle de l’assurance consiste,   à se substituer au responsable pour indemniser la victime. S'ils ont indemnisé les Chandler, Jordan Chandler est forcément la victime.

La garantie responsabilité civile vie privée couvre les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile incombant à l'assuré dans le cadre de sa vie privée en raison des dommages corporels, matériels et immatériels causés à des tiers par :

  • son propre fait ou le fait des personnes dont il doit répondre

Si vous causez volontairement un dommage à autrui, votre assureur n’interviendra pas. Selon les tribunaux, il y a faute intentionnelle (et donc exclusion de garantie).

Brian Oxman était vraiment à court d'arguments valables pour défendre Jackson, sa déclaration est d'un ridicule inégalé. 

Voici aussi une déclaration de Thomas Mesereau en 2004 :

Ceux qui essayaient de gagner des millions de dollars grâce à son album et à sa tournée de promotion ne voulaient pas d'une mauvaise publicité, et des plaintes interféraient avec leurs profits. Michael Jackson regrette maintenant d'avoir payé. Ces accords ont été conclus parce qu'il y avait une condition primordiale - cette condition était que M.Jackson n'a jamais admis avoir mal agi. Monsieur Jackson a toujours nié. Il a alors réalisé que le conseil qu'il avait reçu n'était pas bon. Il a expliqué pourquoi il en était arrivé à cet accord : «je voulais continuer de vivre ma vie - Beaucoup de gens avaient déjà assez souffert. Ce que je veux, c'est faire des disques, je veux chanter et aller sur scène....C'est ce que je sais faire. Je travaille dur. C'est ma vie. Ma décision. Je voulais aussi arrêter le cirque médiatique.».

Thomas Mesereau

La proposition de Thomas Mesereau est aussi frivole, légère et  ridicule que celle de Brian Oxman.

Quand Michael Jackson a été poursuivi par la famille Chandler pour molestation, certaines personnes  ont donc voulu nous faire croire que MJ aurait aimé mener l'affaire au tribunal, mais qu'il avait en quelque sorte été forcé par sa compagnie d'assurance, de payer - laissant ainsi entendre que Jackson était complètement innocent.

C'est ce que l'on appelle la participation des avocats au mécanisme du blanchiment.

Tout d'abord, penchons-nous sur la principale preuve que ces gens mettent en avant - (les motions présentées au tribunal en 2005 au procès de Jackson, sont ici)

La première motion déposée par la défense le 26 janvier 2005 est la suivante : Exclure les références à des montants de règlements civils et aux documents qui les accompagnent.

A la lecture de cette motion, on remarque que la défense désirait que l'information ne soit pas divulguée.

L'assurance est mentionnée à la page 5 du document où il est écrit :

En outre, les paiements sont souvent involontaires et dictés par les compagnies d'assurance. A moins que l'accusateur puisse prouver que Mr Jackson a payé chaque centime de son propre compte, et qu'aucune compagnie d'assurance n'a été impliquée par le demandeur en tout état de conscience, ou preuve de la criminalité, et qu'il y a un manque de fondation dénué de pertinence.

On doit se rappeler qu'il aurait été facile pour la poursuite d'assigner la compagnie d'assurance de Jackson avec les documents pertinents, mais l'accusation savait que c'était un stratagème de la défense, et il est grotesque d'affirmer que Jackson a été forcé par sa compagnie d'assurances de payer.

L'accusation a répondu, à juste titre, que le contrat confidentiel était au nom de Jackson et pas au nom de sa compagnie d'assurance. La signature de Jackson figure sur ce document, et non pas la signature d'un représentant de Jackson ou de sa compagnie d'assurance. C'est un accord entre Jackson et les Chandler.

La réponse indique que : Les compagnies d'assurance ne font jamais signer des étrangers  impliquant leurs assurés quand leur seul intérêt est d'obtenir la probité du demandeur, et la question ici n'est pas qui a signé le règlement, mais qui a payé le règlement.

Encore une fois, il n'y a aucune mention signifiant que Jackson a été contraint de payer les Chandler.  Mais la défense a insisté sur le fait que Jackson avait été contraint de régler les Chandler par l'intermédiaire de sa compagnie d'assurance, et qu'il ne pouvait en aucun cas être tenu responsable.

L'accusation stipule qu'aucune compagnie d'assurance ne peut forcer quiconque à signer quelque chose qu'il ne veut pas signer.

Qui a raison ? Utilisez votre bon sens sur la base des faits.

Les fans ont prétendu que Jackson n'avait aucun contrôle sur ses assurances !  Cela leur  convient, car une fois encore, de cette façon,  pour eux Jackson est la victime - un thème commun pour ceux qui veulent blanchir le comportement passé de Jackson - même si cela est construit sur un mensonge. Regardons ce que l'avocat de Jackson à l'époque, Johnny Cochran, a déclaré lors de la conférence de presse annonçant le règlement :

«Il n'y a aucune mention de toute compagnie d'assurance mystérieuse ! C'est juste un message  que Jackson voulait  faire «passer»,  il pensait pouvoir «propulser sa carrière  pour aller encore plus haut», et cela juste après le règlement d'une accusation de pédophilie, au lieu de mener cette affaire devant la justice pour rétablir sa réputation. Cela démontre l'orgueil et l'absence totale de remords qu'il avait pour son comportement avec les garçons.»

Dans cet entretien avec Cochran pour People Magazine, publié en Juin 1994, Cochran a déclaré que  c'était lui et Larry Feldman qui avaient négocié le règlement, et non pas une compagnie d'assurance :

Larry Feldman, avocat de Jordan Chandler, a décrit la signature du règlement:

«Nous avons signé pour que l'affaire s'éteigne» , a déclaré M. Feldman, après une réunion privée dans les bureaux du juge David Rothman de la cour supérieure de  Santa Monica. Deux avocats de M. Jackson, Howard Weitzman et Johnnie Cochran Jr., étaient également à la réunion».

Aucun représentant de la compagnie d'assurance n'est mentionné, bien sûr. Michael Jackson n'était même pas à cette réunion, il avait signé les documents plus tôt à Las Vegas.

Carl Douglas un avocat de la défense de Jackson a énoncé :

«Je me souviens de ce voyage à Las Vegas, à l'hôtel Mirage en Janvier 1994, parce que j'étais celui qui a présenté l'entente de règlement à Michael».

- Carl Edwin Douglas, est un avocat américain connu pour être l'un des avocats de l'affaire O.J Simpson. Il est partenaire de Johnny Cochran jusqu'en 1998.

L'affaire de 1993 a fait l'objet de discutions lors d'un séminaire à Los Angeles en 2010, l'un des avocats de la défense de Jackson a parlé des négociations.

Carl Douglas :

Je me souviens des négociations privées avec Larry Feldman et trois juges qui tentaient d'élaborer une solution pour ce cas. Je me souviens des sages paroles de l'un des juges «La question n'est pas combien cette punition vaut ; elle concerne  ce que vaut l'expiation de Michael Jackson!» Et finalement, ce fut un argument qui avait une résonance.  Le coût  évalué a  été extraordinaire,  même pour quelqu'un qui y réfléchit  en  2010, mais en 1993, la somme représentait un montant fabuleux.

Selon Carl Douglas, voilà pourquoi un règlement devait avoir lieu :

«De notre point de vue, il fallait se préoccuper de l'enquête criminelle qui passait par le bureau à la fois du procureur du district de Los Angeles et celui de Santa Barbara. Michael Jackson avait été examiné,  ses parties génitales avaient été photographiées et enregistrées, cela faisait partie d'une enquête.  Nous voulions faire tout ce que nous pouvions pour éviter un possible dépôt criminel contre Michael Jackson, la réalité est que nous espérions être en mesure de maintenir  le «silence» de l'accusateur, cela évitait toute préoccupation du côté criminel, donc de notre point de vue nous étions  confiants,  Johnny Cochran et Larry Feldman entretenaient une amitié qui durait depuis plus de vingt ans, il y avait une confiance énorme entre Johnny et les trois juges recommandés.  «Si cette affaire n'était pas réglée avant Mars, il y aurait eu une enquête criminelle imminente, et personne ne voulait envisager les implications, et la façon dont cela aurait affecté Michael Jackson».

Larry Feldman, l'avocat de l'enfant a également parlé lors du séminaire :

Donc, à un moment donné, Johnny et Carl sont intervenus dans le cas. Johnny et  moi avions fait un long chemin ensemble. J'ai eu le privilège distinct de représenter Johnny un grand nombre de fois dans sa vie, et nous avons pu nous faire confiance tout  au long des accords avec l'aide des trois juges qui ont assisté au pacte très secret.   Nous sommes finalement tombés d'accord pour le règlement de ce cas, et de travailler sur tous les problèmes et tous les détails liés à cette   prestation. Ils me faisaient confiance,  je leur ai fait confiance, et nous avons été en mesure de nous mettre d'accord.

Seth Hufstedler, l'hôte du séminaire, renchérit:

Je pensais qu'ils avaient  fait un travail fabuleux établissant une autre chose : Quand le cas Jackson a été réglé à l'amiable,  cela a fait beaucoup de bien des  deux côtés, et ceci illustre l'un des principes importants que nous avons tous besoin de traiter avec des avocats. Si les avocats peuvent  se faire mutuellement confiance, et travailler ensemble, l'entente fonctionne très bien pour apporter le meilleur à leurs clients. Ils viennent avec des réponses sensibles,  ont moins de tracas, et c'est une façon de faire avancer les choses.

Comme vous pouvez le comprendre,  Brian Oxman a menti. Il n'y avait aucune compagnie d'assurances.  Ce sont les avocats des deux parties qui ont négocié le règlement. La décision finale revenait à MJ qui a accepté de verser 22 Millions de dollars aux Chandler plutôt que de défendre son honneur et sa réputation devant un tribunal.

Comment les avocats de Michael  Jackson ont menti :

Bien sûr, il ne faut pas oublier les propos de Jackson.

Dans son entretien avec Diane Sawyer en 1995, il a donné sa version concernant le règlement:

DS : Alors pourquoi avoir réglé l'affaire à l'amiable ? Il semble que vous avez payé une somme colossale.

MJ : Ça c'est du folklore. j'ai dit à mes avocats. «Pouvez-vous me garantir que la justice prévaudra?» Ils m'ont répondu : «On ne peut pas garantir la décision d'un juge ou d'un jury». J'étais abattu, scandalisé. Totalement scandalisé.

DS : Combien d'argent avez-vous donné ?

MJ : je me suis dit qu'il fallait que je sorte de ce cauchemar, ces mensonges, ces gens qui voulaient de l'argent, les émissions à scandale....Ce sont des mensonges ! J'ai donc réuni mes avocats et il m'ont conseillé à l'unanimité de mettre un terme à cette affaire qui aurait pu durer pendant sept ans ! On voulait mettre tout cela derrière nous.

DS : Pouvez-vous nous indiquer la somme ?

MJ : Ce n'est pas la somme fabuleuse annoncée par les journaux. Les conditions de l'accord sont très confidentiels.

LMP : On lui a interdit de parler de ces conditions et des montants précis.

Lorsque les documents du règlement ont été divulgués en Juin 2004, MJ a publié une déclaration:   

Jackson n'a pas nié le montant qu'il avait versé, et a dit qu'il avait payé les Chandler  seulement pour pouvoir continuer  sa vie.

«J'ai toujours maintenu mon innocence et nié avec véhémence que ces événements avaient eu lieu. À contrecœur j'ai choisi de payer pour ces  fausses accusations afin de mettre fin à la terrible publicité et  continuer ma vie et ma carrière».

La conscience de l’Acte : Jackson savait parfaitement qu'il faisait quelque chose de mal, qui ne se fait pas avec des enfants,  sinon il n'aurait pas accepté de dédommager les Chandler pour 22 millions de dollars.  Ensuite,  non seulement il n'a pas tiré de leçon de cette incrimination, mais comble de tout il a continué ses méfaits avec les  petits garçons..... jusqu'à l'affaire Gavin Arvizo. Et peut-être encore après aussi ..Rien n'était impossible à Michael Jackson.

C’est au «judiciaire» d’assurer la protection de la société et de punir les pédophiles. Les avocats de Jackson ont commis un délit en  complotant entre eux pour s'assurer le silence de la famille Chandler.   Et c'est précisément parce que les infractions sexuelles touchant les enfants sont graves qu'il aurait du être interdit à Jackson de s'approcher des enfants.

Quant à Thomas Mesereau Jr, il avait été l'objet d'une disqualification le 26 mai 1995, par le tribunal de première instance, en raison de  sa mauvaise conduite mentionnée comme contraire à l'éthique, et pour abus du système judiciaire. (à lire ici)

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

Clara

Derrière le masque de MICHAEL JACKSON et le culte de ses fans.
Voir le profil de Clara sur le portail Overblog

Commenter cet article