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DESTINS DE STARS : Michael Jackson derrière le masque - Célébrités - Lieux célèbres - Personnages historiques. Actualité.

LES ROLLING STONES sont là depuis un demi siècle !

LES ROLLING STONES sont là depuis un demi siècle  !

LA FAMILLE «PIERRAFEU» va inaugurer la U Arena de Nanterre. Faut-il casser son compte épargne pour avoir droit à..... SATISFACTION ?

En accueillant Mick Jagger et Keith Richards, 73 ans, Charlie Watts, 75 ans, et Ron Wood, 69 ans, pour ce qui sera probablement l'une de leurs dernières grandes tournées, LA U Arena, ultra-moderne et modulable  pourra accueillir jusqu'à 40 000 spectateurs, et compte attirer l'attention des stars internationales.

Selon Nicolas Ungemuth, journaliste à Rock & Folk, «Les Rolling Stones» incarnent à la perfection le paradoxe actuel. Aujourd'hui, on ne va plus à un concert pour écouter de la bonne musique mais pour se payer une légende qu'on a louée pour deux heures. À l'âge d'or du rock, des Who, de Bowie de Michael Jackson  et donc des Stones, chaque concert était l'occasion pour des milliers de fans d'assister à un événement et de découvrir leurs nouvelles chansons. Maintenant, c'est tout le contraire. Les Stones enregistrent un disque instantanément jetable (cf leur disque de standards de blues paru l'an dernier) pour avoir le prétexte de partir en tournée, unique moyen désormais de gagner de l'argent. Beaucoup d'argent. La tournée européenne «No Filter» qui a démarré le 9 septembre à Hambourg, ville plus Beatlesienne que Stonienne soit dit au passage, ne fera pas exception, avec des tarifs à près de 150 € minimum le strapontin, à gauche, près des toilettes et pouvant atteindre les 1 500 € pour des places situées devant la scène.

  • Assister à un concert des cailloux, c'est aussi de farcir deux chansons chantées (sic) par Keith Richards. Sur cette tournée, ce seront donc les affreux et embarrassants «Slipping away» et «Happy» que l'auditeur devra se cogner sans siffler, eu égard aux services rendus à la musique par ce génie du riff, à la longévité exceptionnelle....Vu tout ce qu'il s'est mis dans le pif, le foie, les poumons et les veines.
  • Ce qui est rageant dans un concert des silex, c'est que ça fait plus de trente ans que les chansons retenues sont quasiment les mêmes alors que leur répertoire, surtout celui des sixties et du début seventies et juste énorme. À défaut de ça, «Miss You», la vieille scie disco est toujours retenue, au détriment de titres largement plus défendables, tels «Under my Thumb», «Mother's Little helper» ( sans doute retoquée à cause du vers «What a drag is getting old», soit quel enfer de devenir vieux.)  et surtout «Let's Spend the Night Together» qui aurait la légitimité suprême pour ouvrir chacun de leurs shows. Plus que cette daube de «Start me Up» et ses paroles débiles («Tu ferais jouir un mort !»)
  • Le deuxième guitariste des pierres qui roulent, Ron Wood, est un garçon éminemment sympathique, engagé principalement pour sa capacité à tenir l'alcool et accompagner Richards dans sa soulographie. Le problème, c'est qu'il est techniquement limité quand on remplace sa pinte par une guitare. Sur disque, ça ne s'entend pas trop, grâce au travail titanesque des ingénieurs du son, mais sur scène, son jeu a déjà fait saigner des milliers d'oreilles. Le cauchemar des ORL.

En revanche, voir Mick Jagger sur scène est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie. C'est avec James Brown et Iggy Pop, l'un des plus grands frontmen de tous les temps. À 74 ans (depuis juillet), il est encore capable de chanter en live en arpentant  la scène en long et en large pendant plus de 2 heures 30 sans montrer le moindre signe d'essoufflement. Immense respect !

Les Beatles, contrairement à nous, étaient un piètre groupe de rock sur scène, mais il leur suffisait d'entonner «Can't Buy me Love» pour que les filles tombent dans les pommes !

Cette citation pleine de son sens, est de Charlie Watts, le batteur, qui, au contraire de Ringo Star, n'a jamais poussé la chansonnette. Qu'il en soit remercié à tout jamais.

Ils ont beau avoir (ou pas) signé un pacte avec le malin, l'espérance de vie du groupe se réduit comme peau de chagrin. Le premier de Jagger ou Richards à passer de vie à trépas et il n'y aura plus de Rolling Stones. C'est aussi simple que ça.  Cette horrible perspective, est d'ailleurs vendue à chaque «tournée d'adieux» des Stones depuis vingt ans.

Mick Jagger aime également dire depuis des années qu'ils ressemblent à une vieille maison funky qui se déglingue de partout mais que les gens ont toujours plaisir à visiter.

Comment ne pas craquer, une fois de plus pour les Stones ? «It's Only Rock'N'Roll», qu'ils disaient....

Avec les Stones je ne peux résister à un petit voyage  en Touraine, sur les bords de la Loire, où Mick Jagger est l'heureux propriétaire du Château de Fourchette, et  rappeler quelques lignes de  l'écrivain Gonzague Saint Bris (hélas décédé brutalement dans un accident de la route  dans la nuit du 7 août 2017)   sur les pierres qui roulent,  dans son livre «Au paradis avec Michael Jackson» édité en avril 2010. 

Il racontait :

La Touraine a décidément le don d'attirer les pop stars. Il y a trente dans déjà, en 1980, le journal régional La Nouvelle République ayant appris que Mick Jagger venait d'acquérir le château de Fourchette, une ravissante gentilhommière du XVIII° près d'Amboise à Pocé-sur-Cisse, fit une «une» sensationnelle, avec ce titre inoubliable : «Ça va pulser dur à Pocé !». Une prophétie qui allait se réaliser vingt ans plus tard. Il faisait allusion à l'énergique créativité musicale du chanteur anglais qui venait de se rendre maître d'une des propriété du Duc De Choiseul, ministre de Louis XV, dans le pittoresque village de Pocé-sur-Cisse.

En 2002, Mick Jagger est devenu sir, anobli par Sa Très Gracieuse Majesté Elisabeth II d'Angleterre. En 2005, le prémonition du journal local entrait dans les faits : Mick et ses complices les Rolling Stones ont passé près de trois mois à enregistrer leur album dans le plus grand secret, dans la chapelle du château transformé en studio. Pour Charlie Watts, le batteur du groupe, qui habite à l'étage, qui est très sage (accro à l'héroïne quand même!)  et très soigneux et qui a la même femme depuis 30 ans, la vie de gentleman-famer est des plus douces. Quant à Keith Richards, il a tout simplement choisi de dormir dans la chapelle, où il aligne ses bouteilles de vodka auprès du bénitier. A Fourchette affluent alors des visiteurs du soir, ce sont des princes de la musique, Dave Stewart et Lenny Kravitz, venus participer, à l'ombre du tuffeau immaculé et sous le bleu des ardoises, à l'enregistrement des dix-huit chansons du nouvel album. Mais tout cela se passe dans un respect réciproque et dans une discrétion de bon aloi. Pas de tapage nocturne issu de cette belle demeure, nichée au coeur d'un parc d'une vingtaine d'hectares.

Ici en Touraine le seigneur de Fourchette jouit d'une paix royale et de l'estime des mille six cent dix habitants de Pocé-sur-Cisse, où il a pour voisin au château de Bellecourt le digne descendant d'Olivier de Serres. Les habitants sont discrets, la nouvelle de la présence des Stones en Touraine n'est pas sortie du village. Comme de coutume, les Pocéens ont su garder le silence : «Nous avons toujours veillé à ne pas importuner M.Jagger, explique Claude Courgeau, maire de la commune et directeur de l'école. Il désire le calme et bien sûr nous respectons son vœu. Les gens d'ici sont assez fiers de protéger sa tranquillité. Sir Mick est presque un enfant du pays.» Depuis plus d'un quart de siècle, Mick Jagger est totalement adopté. Il va même se faire couper les cheveux chez le coiffeur du village et le chanteur tient à faire travailler les gens du coin. Son plombier est son voisin, à l'ombre du château, et les artisans qui interviennent dans la demeure, qu'ils soient peintres ou électriciens, sont tous issus de la région. Jean-Claude Septseault, le tapissier attitré du château, habite Saint-Ouent-les-Vignes. «Depuis dix neuf ans il est mon meilleur client. Je ne suis pas un grand tapissier, confie-t-il. Mais il m'a fait confiance et il m'a aidé à progresser». Aristocrate décontracté, il traite de son propre statut avec l'ironie de la distance et l'élégance du détachement : « En tout cas je ne me prends surtout pas pour un sex-symbol. Certaines personnes s'en donnent l'effigie et ne sont pas capables d'y faire face. Leurs réactions deviennent surprenantes et virent immanquablement vers l'obsession. Ce n'est pas mon cas. Quant au problème de la star, je préfère le résumer par une succession d'images : agressivité, magnétisme, cruauté, désir de l'argent et autodestruction.» 

Mick Jagger ne se trompe pas d'un Iota sur les problèmes de la star, il les connait si bien, lui qui a  beaucoup roulé sa bosse et fait le tour des choses !  La succession d'images qu'il dépeint  collaient d'ailleurs  parfaitement  au Roi de la Pop. Ce passage qui ne figure pas par hasard dans  «Au Paradis avec Michael Jackson» aurait du mettre la puce à l'oreille des lecteurs.

Ainsi Jagger au charisme exceptionnel  est une star mondiale qui ne se prend  plus au sérieux et qui n'a plus la grosse tête. Très bien et même bravo ! 

Les témoignages foisonnent dans d'autres récits : Mick attablé à la pizzéria du village, Mick en balade à scooter dans les rues d'Amboise, Mick achetant des vis à Bricomarché, Mick effectuant son jogging dans les vignobles de l'AOC Touraine, Mick visitant le zoo de Beauval, Mick pagayant sous les arches du château de Chenonceaux, etc...Le chanteur qui parle assez bien le français désormais, quoique avec un fort accent british, a été aperçu à la fête des canards de Cangey (780 habitants)  en 2000, à la fête de la courge l'année suivante...il se déplace aussi à Saumur au volant de sa vieille Peugeot 505 break, beaucoup plus discrète que les Ferrari ou la Cadillac des années 30 qui dorment dans ses garages troglodytes de Fourchette.

Régulières, mais trop fugaces, ses escapades hors du château ne lui ont pourtant pas permis de se faire beaucoup d'amis en Touraine. Sauf – ­ tout de même ! – ­ parmi les aristocrates du cru. On compte ainsi, parmi ses «relations», quelques grands propriétaires, comme la marquise de Brantes. «C'est simplement parce que je suis américaine, donc anglophone, et que ma fille a le même âge que la sienne», confie la gente dame. N'empêche, «Mick aime la gentry, estime un couple d'amis devant leur castel. Il apprécie les gens bien élevés, d'un certain niveau d'éducation, qui ont le goût des vieilles pierres et la même approche de la Touraine que lui. Ce n'est pas du snobisme, non. Il se comporte en châtelain. Il aime discuter avec les gens qui ne réagissent pas en fan face à lui. Il a horreur de ça et il peut devenir glacial.»

Ne m'aimez pas pour mon image, semble-t-il dire, mais pour ce que je suis vraiment. Un des buts d'une célébrité réussie est probablement de quitter les hauteurs pour tenter de retrouver sa taille humaine. Il faut alors tout dégonfler. Trouver plus grand que soi tout en préservant sa propre stature est sans doute un bon moyen de se garder de la mégalomanie. Mick Jagger a un jour indiqué à Michael Polnareff qu'il faut arrêter de courir, et au contraire marcher très lentement, pour être tranquille. Pour Bono, c'est le même constat. Il avoue que ne pas agir comme une rock star, c'est-à dire, dans son cas, se différencier de son image, est pour lui salutaire. Il raconte à ce sujet des anecdotes très parlantes. «Il ne faut pas se comporter comme une star en dehors de la scène», dit-il, et ainsi on échappe aux «radars de la célébrité» ! Paul McCartney rapporte des choses assez similaires. Quand un admirateur vient le déranger, il n'hésite pas à lui dire : «Écoutez, c'est un moment privilégié pour moi, je suis vraiment désolé, j'espère que vous comprenez», et la plupart des gens comprennent. Une fois qu'ils ont compris que vous voulez être un type ordinaire, il sont très sympas, ils comprennent l'intimité parce que c'est quelque chose dont eux aussi ont besoin. Finalement, ça n'est pas aussi difficile que ça en à l'air.»

C'est parti ... hou, hou !  ....hou, hou ! ..

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