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DESTINS DE STARS : Michael Jackson derrière le masque - Célébrités - Lieux célèbres - Personnages historiques. Actualité.

INXS du succès mondial au drame.

INXS du succès mondial au drame.

Originaire de Sydney, INXS, se forme en 1977 avec les trois frères Farriss, Tim, Jon et Andrew, Kirk Pengilly, Gary Beers et Michael Hutchence. Tout d'abord baptisés The Farriss Brothers puis Vegetables, les six s'installent à Perth pour deux années de répétitions et de petits concerts dans les clubs locaux. Ensuite, le groupe sillonne l'Australie pour jouer un rock influencé de musique black et de soul.

C’est en 1980 que sort le premier album, d'INXS, produit par un guitariste australien nommé Richard Clapton. Trois cents concerts suivent et le second opus de INXS, Underneath The Colors, en 1981, est encore bien accueilli.

Mais c’est l’opus Shabooh Shoobah (1983) qui assoit la notoriété du groupe. C’est aussi leur premier disque à sortir aux États-Unis.

Ils enregistrent ensuite à New York le fameux Original Sin, leur premier grand tube à l'échelle mondiale, produit par Nile Rodgers (Chic), avec comme choriste Daryl Hall (Hall & Oates).

En ce milieu des années 80, le beau visage de Michael Hutchence fait la une de tous les magazines même si celui-ci refuse de se considérer comme une rock star.

L’album The Swing (1984) est un succès sur tout le vieux continent, à un degré moindre en Angleterre. Néanmoins, ceux que l’on commence à comparer aux Rolling Stones, ont mérité leur place au Live Aid,  organisé pour venir en aide aux victimes de la famine en Afrique.

Avec U2, Depeche Mode et The Cure,  INXS est le groupe phare de la décennie. Un savant mélange de soul, de rock et de pop en ont fait l’une des formations les plus populaires au monde, raflant cinq MTV Awards en 1988.

Après quelques mois de repos, le 25 septembre 1990,  ils sortent l'album X, mélangeant rock et R&B. Paul Evans du  magazine Rolling Stone dira dans une critique, qu'il s'agit de «leur meilleur album». 

Hutchence, qui collectionne les Harley Davidson, comme les conquêtes, dont Kylie Minogue ou Helena Christensen, est bel et bien devenu une rock star à part entière.

Full Moon, Dirty Hearts sort en 1993 et contient de nouveaux hits tels Not Enough Time ;  Baby Don’t Cry, Beautiful Girl et Taste It. Les ventes baissent un peu mais les tournées font toujours recette. Jusqu’en 1997, année de sortie de Elegantly Wasted et date à laquelle Hutchence est retrouvé pendu avec sa ceinture dans sa chambre d’hôtel du Ritz Carlton à Sydney, le 22 novembre.

La direction de l'hôtel,  elle-même, sollicite la police locale : on vient de retrouver un client pendu à une ceinture en cuir, dans une suite du cinquième étage qu'il occupait depuis quelques jours. Sur place, les enquêteurs trouvent des bouteilles d'alcool vides et des médicaments, mais pas de drogue ni de lettre susceptible d'expliquer l'acte fatal, les autorités démentant au passage toute rumeur d'overdose. Peu après, l'identité du suicidé fait le tour de la planète : Michael Hutchence, 37 ans, chanteur du groupe australien INXS s'est suicidé. 

Un geste qui surprendra s'agissant d'un personnage qu'artistiquement on aurait été plus enclin à situer plus près de Jon Bon Jovi que de Kurt Cobain. Une pop star assez archétypale, beau gars qui, s'il avait plus alimenté ces dernières années les pages people avec une vie sentimentale à rebondissements que les rubriques musicales, ne passait pas vraiment pour un esprit tourmenté.

Pas d'explication. Michael Hutchence se déclarait «le plus heureux des hommes». La veille il avait dîné en compagnie de ses parents au restaurant, où il était semble-t-il apparu tout à fait détendu ; le samedi, il devait retrouver les autres membres d'INXS pour enregistrer une émission de télévision aux studios ABC et le groupe allait entamer une tournée nationale, afin de commémorer ses vingt années d'existence.

Autant dire que l'Australie ne cache pas son émoi, jusqu'au Premier ministre, John Howard, qui s'est fendu d'un hommage : «Il figurait parmi les artistes les plus talentueux de la scène rock australienne et même mondiale. C'est vraiment un événement profondément tragique». Près de quarante-huit heures après les faits, l'entourage du chanteur restait atterré : sa dernière compagne, la présentatrice télé anglais Paula Yates  et avec qui il avait eu l'année précédente une fille, Heavenly Hiraani Tiger Lily, déclarait n'avoir aucune explication ; ses ex-conquêtes prestigieuses, le mannequin Helena Christensen et la chanteuse pop Kylie Minogue n'étaient pas plus disertes ; les musiciens d'INXS, reclus dès l'annonce de la nouvelle, faisaient savoir leur désarroi par l'intermédiaire d'un porte-parole et Kel Hutchence concentrait en quelques mots toute l'affliction d'un père qui vient de perdre son fils. 

Quant aux hypothèses pouvant expliquer le suicide, elles demeuraient fort aléatoires : par voie de presse, Michael Hutchence avait bien confié le tracas que lui causait une harassante procédure judiciaire entre sa compagne Paula Yates et son ancien mari, le chanteur Bob Geldof (qu'Hutchence appelait «Satan»), afin d'obtenir la garde des trois enfants qu'ils avaient eus ensemble ; il y avait  quelques mois, sur dénonciation, la police anglaise avait trouvé de la drogue au domicile londonien de Hutchence et Yates, mais le couple (qui se disait victime d'une machination) n'avait pas été inculpé, faute de preuves suffisantes.

Né le 12 janvier 1960 à Sydney, Michael Hutchence vit ses premières années à Hong-kong, où travaille son père, spécialisé dans l'importation de champagne. De retour en Australie à l'âge de 12 ans, il bifurque un temps par la Californie en raison de la séparation de ses parents et rentre ensuite au pays, où, avec ses frères Tim, Jon et Andrew Farriss, ils forment dans une premier temps The Farriss Brothers. 

Dix ans après ses débuts, la bande à Michael Hutchence, sur qui se focalise l'attention des médias et des groupies, donne comme il se doit dans la démesure (tournées dans les stades, couverture des journaux) sans alimenter de comportement rock'n roll  :   Les chambres d'hôtel pulvérisées, le nez dans la coke, etc...

Malgré le décès de Michael Hutchence, le groupe reste actif. Le chanteur est d'abord remplacé en 1998 par Jimmy Barnes ;  puis par Sananda Maitreya (Terence Trent d'Arby) en 1999 lors de la cérémonie d'inauguration du parc olympique de Sydney :  

A Sananda Maitreya succèdent Suze de Marchi, Jon Steven de 2002 à 2003, et  en septembre 2005, le canadien J.D.Fortune, avec un nouvel album baptisé Switch, enregistré avec la voix de ce dernier   qui n'a pas fait long feu au sein du groupe puisqu'il a été remplacé par Joe Echo.  

Finalement, le groupe INXS n'aura pas vraiment survécu à la mort en 1997 de son leader, le charismatique Michael Hutchence. La formation, qui a eu bien du mal à convaincre le public avec ses dernières productions, a annoncé en novembre 2012 lors d'un concert qu'elle se séparait.

Seize ans après le décès de Michael Hutchence ; en 2013,  de nouvelles révélations ont été faites, grâce aux témoignages de deux enquêteurs de police relayés par le DailyMail.

On a beaucoup parlé du suicide de Michael Hutchence à la fin des années 90 mais tout n'avait donc pas été dit. Alors qu'un téléfilm sur INXS, critiqué par la famille de l'ancien chanteur, était sur le point d'être diffusé à la télévision australienne, (En 2013, le réseau de télévision australien, Seven Network, annonce la réalisation d'une mini-série retraçant l'histoire du groupe, nommée INXS : Never Tear Us Apart. Tim Fariss en devient le consultant. Diffusée de 9 au 16 février 2014. Elle rencontre alors un grand succès en terme d'audience et crée un regain d’intérêt à l'égard du groupe dont plusieurs des ses singles rentrent à nouveau dans les classements australiens). Deux ex-enquêteurs qui avaient travaillé sur la mort de ce dernier, Mark Smith et Michael Gerondis, ont brisé le silence. Ils racontent ainsi à quel point Michael Hutchence était dans un état dépressif, accro à la cocaïne et en pleine phase d'auto-destruction. En manque avant sa mort et «désespéré», «il avait essayé d’obtenir de la cocaïne mais il n'en avait pas trouvé», ont-ils indiqué. Dans sa poubelle avait été retrouvé un bout de papier avec quelques paroles écrites juste quelques instants plus tôt, sa dernière chanson jamais publiée.

Son ex-compagne, Paula Yates,  le coeur brisé, n'a survécu que trois ans, mourant à 41 ans d'une overdose d'héroïne en 2000.

Un an avant sa mort, Paula avait déclaré dans une interview «Ce n'est que l'instinct maternel qui vous rend disposé à souffrir tous les jours. Je sais que cela ressemble à un roman Victorien. Mais c'est vrai. À l'heure actuelle je pense toujours que vivre est un geste noble».

Ce n'est pas un geste qu'elle a réussir à tenir.

Lorsque la petite Tiger Lily,  4 ans,  monte ce matin-là dans la chambre de sa mère pour lui dire bonjour, celle-ci ne veut pas se réveiller. Et pour cause. Ce dimanche 17 septembre 2000, Paula Yates est morte. On découvre, autour de son lit, une boîte d'antidépresseurs, des traces d'héroïne et des bouteilles de vodka vides. Elle vivait à la dérive depuis le suicide de Michael Hutchence, le chanteur d'INXS et l'homme de sa vie, pour lequel elle avait quitté Bob Geldof, père de ses trois aînées. Trois mois auparavant, elle avait déjà fait une tentative de suicide en se pendant avec une ceinture à l'une des portes de sa maison, mais elle avait été sauvée in extremis. Cette fois-ci, elle a rejoint Michael pour de bon. L'ancienne présentatrice star de la télévision britannique laisse derrière elle quatre orphelines. On préfèrera leur raconter qu'il s'agissait d'un accident.

Après la mort de Paula Yates en 2000, c'est finalement son ex-mari Bob Geldof qui obtiendra la garde des quatre enfants.

Et puis, 14 ans après Paula, sa fille Peaches est décédée, à 25 ans, également d'une overdose d'héroïne. 

Hutchence était-il le Morrison de la génération X ? Esthétiquement, peut-être un peu. Mais le leader australien était un vrai père pour Tiger Lily, sa fille adorée. Il était aussi une sorte de beau-père pour les enfants que Paula Yates avait eus avec Bob Geldof. Les complications liées à la garde des enfants ont été une source de grande angoisse pour Michael H. jusqu'à sa mort.

Après sa mort, il a été déclaré pratiquement en faillite, bien qu'une série complexe de fiducies  ait été découvertes plus tard, révélant un patrimoine d'environ 8 millions de livres sterling, dont la moitié était laissée à Tiger Lily et l'autre moitié devait être divisée entre Paula, et la famille de Michael. Ses cendres ont été partagées de la même manière, entre sa famille, Paula (qui les gardait dans un oreiller) et Tiger Lili.

Lowenstein avec Michael  Hutchence.

Lowenstein avec Michael Hutchence.

Un nouveau documentaire de Richard Lowenstein explore la métamorphose du chanteur d'INXS, d'homme vulnérable à star du rock silencieuse.

Le regretté Michael Hutchence avait en abondance le facteur X  qui rend le charisme indéfinissable et donne une puissance à la star. Sur la scène, le chanteur d'INXS a emprunté des mouvements de Mick Jagger, Jim Morrison et Iggy Pop et s'est transformé de façon presque surnaturelle.

Dans «Mystify», un nouveau documentaire de son collaborateur de longue date, Richard Lowenstein, il remplit l'écran, mais glisse et disparaît, comme intouchable qu'il est dans la mort.

Cela fait maintenant 22 ans que Hutchence s'est suicidé dans une chambre d'hôtel à Sydney. Lowenstein dit que son film est un regret, parce qu'il n'a pas été là pour son ami.

Quand les membres survivants d'INXS ont vu son film, Lowenstein a raconté à Guardian Australia, qu'il avait vu tous ces gens encore incroyablement blessés, non pas par les hauts et les bas du groupe avec Michael Hutchence, mais par les dégâts causés par son départ. «Il a laissé cet énorme trou dans le monde».

«Mystify» n'est pas un documentaire rock standard. Il n'y a pas de narrateur. Au lieu de cela, Lowenstein s'appuie sur des images d'archives - une grande partie de celles-ci ont été prises ou filmées par le chanteur lui-même ou par ses partenaires intimes, dont Kylie Minogue. Son histoire est racontée hors des caméras par des associés, des amantes, des personnalités mères et en particulier, la directrice d'INXS aux États-Unis, Martha Troup.

Le résultat est un portrait plus intime et rapproché d'un homme complexe qui, a la fin, avait été réduit à une caricature de tabloïd peu convenable.

Une agression qui lui avait sectionné le nerf olfactif en 1992,  lui avait causé une lésion cérébrale, laissant le sensuel et hédoniste Hutchence sans sens de l'odorat ou du goût. Le rapport du coroner - acquis par Lowenstein - fait état de deux lésions de la taille d'une noix sur son lobe frontal.

Mystify dans les cinémas depuis le 4 juillet 2019.

Selon un neurologue consulté par Lowenstein pour le film, cette blessure traumatique à elle seule plaçait Hutchence dans la catégorie de risque suicidaire la plus élevée. Au moment de sa mort, Hutchence n'avait pas dormi depuis 36 ou 48 heures, il avait une grande quantité d'alcool dans son système et avait été cadenassé dans un conflit amer avec Bob Geldof au sujet de sa fille Tiger Lily qu'il avait eue avec Paula Yates. 

C'était une tempête magistrale. «Sa capacité à gérer les dilemmes cognitifs et émotionnels a été gravement compromise», déclare Lowenstein. Helena Christensen, membre du groupe et partenaire de Hutchence en 1991 et 1995, rapporte le changement survenu après l'accident du chanteur, d'un chanteur doux,  il était devenu erratique et parfois agressif, et INXS s'est égaré, tout comme le chanteur. 

Lowenstein a rencontré Hutchence pour la première fois en 1984, en filmant le clip de Burn for You, troisième single de leur album phare The Swing. Au cours des 13 années suivantes, il a appris à le connaître «assez bien». Quand on lui a  demandé qui était son meilleur ami, Hutechence a répondu: «Je pense que Richard l'est, mais je ne pense pas qu'il le sache», et Lowenstein a déclaré cela nous a soudés. 

Hutchence s'est confié davantage aux femmes de sa vie et «Mystify» s'appuie sur leurs histoires et vidéos personnelles pour avoir un aperçu de la personne privée. En dehors de la scène, il apparaît comme quelqu'un dans le besoin : il pouvait être un farceur afin de devenir le centre de l'attention. «Il sentait qu'il devait nous divertir» dit Lowenstein, et tandis que les hommes autour de Hutchence  lui racontaient les histoires de guerre entre les stars du rock, Lowenstein les évitait. 

Ce sont les images de Minogue, partenaire de Hutchence entre 1989 et 1991 - des vidéos personnelles et photos prises à Hong Kong, sur l'Orient Express et dans diverses chambres d'hôtel - qui offrent à «Mystify» certains de ses moments les plus touchants et fantasques.

L'autre femme clé avec laquelle Lowenstein s'était lié est Tiger, âgée de 16 mois seulement au moment du décès de son père. Maintenant âgée de 22 ans, Tiger lui a fourni la clé pour obtenir une  sélection de chansons d'INXS pour le film. Jusque là, le groupe avait refusé, ne laissant à Lowenstein que la musique de Max Q, la collaboration de Hutchence en 1989 avec Ollie Olsen et un passage de Warren Ellis

Lowenstein a rencontré la fille de Hutchence dans un café à Londres. Il avait son ordinateur portable, avec le film dessus, et Tiger lui suggéra de se rendre à son appartement pour le regarder. «Nous l'avons regardé dans son appartement, ce qui m'a fait penser à une scène de Dogs in Space [Le film de Lowenstein, mettant en vedette Hutchence en 1986]. Elle vivait avec des amis et ne semblait  certainement pas très riche.

«Elle l'a regardé, elle l'a aimé et en a été assez affectée, mais elle a dit : «Eh bien, tu aimes évidemment mon père et tu as besoin de sa musique, que veux-tu que je fasse ?»  Lowenstein l'a dissuadée d'écrire une  lettre à l'appui de sa cause aux gardiens de sa musique  ; au lieu de cela elle a envoyé un email au groupe. En moins de 24 heures, Lowenstein eut l'autorisation d'utiliser neuf chansons, donnant ainsi au film son épine dorsale musicale.

La présence de la musique et des séquences de concerts permettent à Hutchence de changer de forme sous nos yeux, à mesure que nous le voyons se transformer d'homme vulnérable, qui détestait être seul, à la star du rock qui lézardait dans son salon, et enflammait des stades de cent mille personnes. Mais c'est dans cette chambre d'hôtel Double Bay que, le 22 novembre 1997, il s'est retrouvé seul, à bout de ressources à seulement 37 ans !

«Quand Michael a traversé ce moment - s'il avait pu voir les plaisirs de la vie et l'amour de sa fille, quels que soient les problèmes qui s'y attachaient - une demi-heure, une heure plus tard -  il aurait pris une décision totalement différente», a déclaré Lowenstein. Pourtant, il y a un doute. «Je pense que personne ne savait vraiment ce qui se passait dans la tête de Michael. Il était un artiste et ce qu'il montrait à ses amis, en particulier ses amis masculins, était un spectacle». 

Mais pour Lowenstein, le masque est tombé de temps en temps : «Il s'est identifié aux types silencieux», dit-il. «Mais quand vous vous asseyez dans un coin pendant la fête du rock'n'roll classique, vous pouviez découvrir qu'il venait s'asseoir tranquillement à côté de vous». 

Source :  The Gardian.

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