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Comment faire pour aider une victime de violences conjugales.

Comment faire pour aider une victime de violences conjugales.

Ce type de violence peut toucher tout le monde, si l'un ou l'une de vos proches se confie, voici comment réagir. 

PARLER ET MAINTENIR LE LIEN 

Même s'il peut-être difficile de recueillir la parole d'une victime de violences conjugales (votre enfant, un soeur, une amie...), ne tentez pas d'apporter une solution, ce n'est pas ce qu'elle vous demande. Seulement une écoute attentive et empathique. Bannissez toutes les phrases qui commencent par «il faut» partir, le quitter, porter plainte....Dites-lui simplement que vous la croyez. Pensez à la valoriser, car elle ressent sûrement une perte d'estime d'elle-même : elle a le courage de parler, de vous faire confiance....N'émettez aucun jugement de valeur. Raccrochez-vous à la loi. Les insultes, les coups, la privation de ressources du foyer, de ses papiers, de travail, les relations sexuelles non consenties....tout cela est pénalement répréhensible. C'est la meilleure des attitudes à adopter. Proposez-lui le 3919, numéro d'écoute national Violences Femmes Info, appel gratuit et anonyme dont le numéro n'apparaît pas sur les factures. 

RASSEMBLER DES PREUVES

Il est important de faire constater les blessures par un médecin, à l'hôpital de préférence. Votre proche n'est peut-être pas prête à utiliser ces certificats médicaux mais, plus tard, ces pièces pourraient être essentielles pour prouver les violences subies. Au minimum, prenez des photos, si possible avec un journal daté à côté. Imprimez les SMS, mails, etc. de menaces ou d'insultes reçus. Enfin rédigez spontanément une attestation pour indiquer les faits auxquels vous avez assisté ou que vous avez constatés personnellement. (cerfa n°11527*03 disponibles sur Service-public.fr) 

PORTER PLAINTE

Ne brusquez pas la victime : elle sait qu'elle doit porter plainte, mais souvent, elle ne peut pas encore agir. C'est généralement après des années d'emprise qu'elle trouve la force de faire valoir ses droits, lorsqu’elle est prête à partir. Si possible, accompagnez-la dans cette démarche quand elle  s'en sent capable. 

PRÉPAREZ UN DÉPART

Mieux vaut ne pas partir dans l'urgence, pour pouvoir s'organiser. Proposez-lui de conserver chez vous des documents importants, comme la copie du livret de famille, les justificatifs de ressources, les pièces d'identité, la carte grise, le carnet de santé, les preuves des violences collectées, le double des clés. Conseillez-lui d'ouvrir un compte bancaire à son nom, afin de recevoir ensuite les aides financières, de se rapprocher d'une association pour se mettre en attente d'un hébergement temporaire. Le jour du départ, elle doit être accompagnée car les victimes tuées le sont souvent au moment de la séparation. L'auteur voit «son objet» lui échapper. La crise est forcément violente. 

OBTENIR UNE ORDONNANCE DE PROTECTION 

Deux procédures en justice peuvent être lancées.

  1. La première au pénal, après un dépôt de plainte, qui peut aboutir à une condamnation, tel un sursis avec mise à l'épreuve et interdiction de s'approcher de la victime. 
  2. La seconde au civil par le juge aux affaires familiales (JAF) en demandant une ordonnance de protection avec le Cerfa n° 15458*02 (sur Service-public.fr). Le JAF pourra préciser lequel des époux, concubins ou partenaires continuera à résider dans le logement et il statuera sur les modalités de prise en charge des frais. Il interdira à l'auteur des violences d'entrer en relation avec la victime, les enfants et il se prononcera sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale. 

121 femmes, 28 hommes ont été tués par leur conjoint ou ex-conjoint, en 2018. (source : Délégation aux victimes du ministère de l'Intérieur) 

GRENELLE : 

Cinq annonces du Premier Ministre.

Lors du lancement du Grenelle contre les violences conjugales, le 3 septembre dernier, Édouard Philippe a annoncé plusieurs mesures de lutte. 

  1. 1000 nouvelles places d'hébergement et de logements temporaires à partir du 1er janvier 2020.
  2. L'accès des femmes victimes à la garantie Visale ( garantie locative) pour trouver un logement plus facilement. 
  3. La mise en place d'un bracelet électronique anti-rapprochement, 48 heures après le prononcé de la mesure par le juge pénal ou le juge aux affaires familiales
  4. La limitation de l'exercice de l'autorité parentale du parent violent.
  5. La possibilité, partout en France, de déposer plainte dans les hôpitaux lorsqu'une victime se rend aux urgences pour coups et blessures. 

Le Premier Ministre a clôturé le  25 novembre 2019, ce grenelle contre les violences faites aux femmes. Et 30 Nouvelles mesures ont été annoncées, visant à prévenir les violences, mieux protéger les victimes et mettre en place un suivi et une prise en charge des auteurs de violences. 

Vous pouvez en prendre connaissance en vous rendant sur le site : https://www.gouvernement.fr/30-nouvelles-mesures-pour-combattre-les-violences-faites-aux-femmes  

Le 25 Novembre, des manifestations ont eu lieu un peu partout dans le monde, à la veille de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. De Séoul à la Havane en passant par Bruxelles, la mobilisation a pris des formes diverses, de même que les réponses envisagées par les autorités. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Paris et dans d'autres villes de France contre ces violences inadmissibles.  

Le cycle de la violence : Un véritable cercle vicieux. 

La violence conjugale arrive rarement sans prévenir. Il est bien rare qu'elle survienne dès le début d'une relation. Si c'était le cas, il serait bien plus facile pour les victimes de prendre leurs jambes à leur cou ! On s'imagine mal une femme entrer en relation avec un homme qui l'aurait frappée dès le premier rendez-vous galant...

En règle générale, le climat de violence s'installe graduellement au sein du couple et, même lorsque le mal est fait, les épisodes de violence sont souvent suivis par des épisodes idylliques et des périodes de paix relative. C'est ce qui fait que la violence conjugale est particulièrement perverse et que les femmes qui en sont victimes ne savent souvent pas sur quel pied danser.

Comment faire pour aider une victime de violences conjugales.

Ces hommes violents et manipulateurs : comment les reconnaître ? 

Dans les débuts de la relation, les hommes prédisposés à se montrer violents sont généralement doux comme des agneaux. Ce sont souvent des hommes passionnés, enclins à couvrir leur amoureuse de cadeaux et à l'étourdir de grands gestes romantiques. Quand la lune de miel prend fin, les premiers comportements inquiétants apparaissent peu à peu. C'est alors que commence véritablement le cycle de la violence.

Certaines personnes croient, à tort, que la violence conjugale concerne presque exclusivement des femmes issues de milieux défavorisés ou de cultures plus machistes. Pourtant, aucune femme n'est à l'abri de la violence conjugale et c'est pourquoi chacune devrait apprendre à en reconnaître les signes précurseurs.

De quoi faut-il se méfier ? 

Bien que chaque individu soit différent, les hommes violents et manipulateurs présentent souvent quelques caractéristiques typiques. Parmi ces traits de caractère, certains se retrouveront peut-être, à un degré plus léger, chez des hommes tout à fait pacifiques. Certains hommes violents, à l'inverse, ne correspondront pas nécessairement au portrait dressé ci-dessous. Quoi qu'il en soit, il est préférable de rester à l'affût si vous fréquentez un homme qui semble présenter l'un ou plusieurs des comportements suivants : 

  • Il se montre extrêmement contrôlant : il veut toujours avoir le dernier mot et prendre toutes les décisions, même celles qui vous concernent directement. Il s'emporte souvent quand les choses ne sont pas faites à sa façon. 
  • Il est très jaloux : il agit comme s'il souhaitait vous avoir toute pour lui, voire comme si vous lui apparteniez. Il justifie ensuite son attitude en invoquant son amour pour vous. 
  • Il n'aime pas que vous fréquentiez vos amis de sexe masculin : il est même réticent face à vos copines et à votre famille. Il tente de vous isoler en vous éloignant des gens qui vous aiment.
  • Il a de la difficulté à admettre ses torts : Il a tendance à rejeter la responsabilité de ses fautes sur les autres et à vous faire porter le blâme de ses accès de colère.
  • Il a tendance à vous dénigrer : il vous humilie et minimise vos qualités, vos succès. Il vous laisse entendre que vous êtes chanceuse d'avoir un homme qui vous aime autant, malgré toutes vos faiblesses. Il utilise la violence verbale et vous fait des reproches injustifiés. 
  • Il a fréquemment recours à la menace : il peut aussi faire du chantage pour parvenir à ses fins, surtout si vous semblez hésiter à poursuivre la relation.
  • Au début, il s'agit de reproches sans importance, souvent passagers. Il n'aime pas telle ou telle robe qu'elle porte, tel ou tel plat qu'elle cuisine. 
  • Au bout d'un certain temps, ces comportements prennent de plus en plus d'ampleur et la femme finit par douter d'elle-même, par perdre sa confiance en soi, ce qui la rend encore plus dépendante de son conjoint manipulateur. 
  • Après quelque temps, le conjoint éclate et se montre violent. La violence peut être physique (coups, gifles, bousculade, agression sexuelle, etc.) mais il peut également s'agir d'un éclat de rage particulièrement brutal, ou d'une autre forme de violence psychologique, tout aussi douloureuse pour la victime. 
  • Après une telle manifestation d'agressivité, le conjoint tente généralement de rejeter la faute sur sa conjointe, de se justifier par tous les moyens, avant d'éventuellement montrer des regrets, des remords. Tout à coup, il redevient angélique, gentils, prévenant. Il tente de se racheter et promet qu'il s'agissait d'un événement isolé qui ne se reproduira plus jamais. Si sa conjointe fait mine de le quitter, il sort le grand jeu et fait tout ce qui est en son pouvoir pour l'en empêcher. Et, si elle écoute ses supplications et reste avec lui, éventuellement, la tension recommence à grimper....Jusqu'au prochain éclat, puis la prochaine lune de miel.

«Le refus de communication directe est l'arme absolue du pervers. La femme se trouve obligée de faire les demandes et les réponses, et commet évidemment des erreurs, qu'il relève pour pointer sa nullité, explique Marie-France Hirigoyen. Sans son armure, il serait trop fragile....Le vrai pervers est un cannibale : à son contact, on se sent vidée, idiote et seule. Il fait mal, agresse, détruit, parce qu'il ne sait pas faire autrement pour exister. Il a, en général, lui-même été blessé dans son enfance et essaie de se maintenir en vie comme il l'a appris. Chez certains, l'amour est indissociable de la haine». 

QUI SONT LES VICTIMES ? 

Beaucoup de femmes ne parviennent pas à comprendre comment il est possible de se laisser violenter par son conjoint. Nombreuses sont celles qui croient que les victimes de violences sont des femmes faibles, sans caractère ni volonté. D'autres croient que ce genre de situation n'arrive qu'à des pauvres filles qui viennent de milieux familiaux troublés et qui n'ont jamais appris à se défendre. La réalité est toutefois beaucoup plus complexe. 

Les femmes victimes de violences conjugales proviennent de tous les milieux sociaux et de toutes les ethnies, elles ont des niveaux d'éducation variables, il est impossible d'établir un profil de la victime-type. 

Q'est-ce qui explique que les victimes, des femmes comme les autres, restent avec leur conjoint violent ? 

Le cycle de la violence, brièvement présenté plus haut, y est pour beaucoup, car il permet au conjoint de brouiller constamment les cartes et de garder ainsi le contrôle sur sa femme, de la manipuler. La femme a souvent bon espoir que son conjoint va changer. Pourtant sans aide, il est bien rare qu'un conjoint violent cesse de l'être spontanément. 

Souvent les femmes ont une grande peur des représailles, et elles n'ont pas tout à fait tort. En effet, c'est souvent à la suite d'une rupture avec un conjoint violent qu'une femme à le plus de chances d'être assassinée, ou victime de violence sévère.

Pour plusieurs, c'est la honte qui les empêche de sortir de cette relation. Elles n'osent pas parler de ce qu'elles vivent, persuadées d'être en partie la cause de leur drame. Souvent, elles n'ont d'ailleurs personne à qui parler, puisqu'elles ont été isolées. Il existe plusieurs autres raisons pour une femme de rester avec un conjoint violent, et ce genre de comportement n'est pas un signe de faiblesse de caractère, mais bien un signe de détresse profonde.

Si vous redoutez qu'une femme dans votre entourage souffre de violence conjugale, tendez-lui la main, car il est très difficile de s'en sortir sans aide.

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