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DESTINS DE STARS : Michael Jackson derrière le masque - Célébrités - Lieux célèbres - Personnages historiques. Actualité.

Simple Minds (Les esprits simples)

Simple Minds  (Les esprits simples)

Simple Minds est un groupe de rock et de new wave écossais formé à Scotland, Royaume-Uni dans les années 1970 et devenu célèbre dans les années 1980 et 1990. Ils ont acquis la renommée mondiale avec leur inoubliable hit single «Don't you forget about me» figurant sur la bande son du film «The breakfast club» de John Hughes. ▼

Il y a quelques années, un jeune musicien (guitariste clavériste) anonyme approche Jim Kerr dans un studio de répétition de Galsgow avec humour : Aimeriez-vous jouer dans tous les stades, moi je ne pourrais jamais faire ça !  Kerr lui  répond :  alors  un conseil, oubliez ce dilemme ! 

Finalement le groupe punk nommé «Johnny & the selfs abusers» se forme à Glasgow en 1977 et les membres fondateurs s’appellent Charlie Bruchill (guitariste claviériste) et le chanteur Jim Kerr.   Au début, ils prennent modèle sur Joy Division et Can. Ils voulaient que John Cale produise leur premier album mais «il était devenu fou», dit Kerr à The Gardian. En fin de compte, le journal Life in a Day les dépeint comme une bande de la nouvelle vague polie, mais plutôt dérivée. « La maison de disques pensait que c'était nous», explique Kerr. «J'étais comme ça : Il met sa tête dans ses mains et gémit : Nous sommes les rats de Boomtown ! C'est foutu ! ».  Mais dans les six mois nous avons enregistré Real to Real Cacophony. Un mélange semi-improvisé de musiques du monde, d'électro-funk sinistre, de post-punk rythmé et d'instruments expérimentaux. 

Par la suite d'autres musiciens les rejoignent et ils acquièrent le nom de Simple Minds. Ils commencent alors avec l'album «Life in day» résultant du boom de la musique punk. Le groupe n'a pas encore vraiment défini son style et les musiciens enchaînent la même année en 1979 avec leur deuxième album «Real to real cacophony» signé Arista records, cette fois teinté de new wave. 

Le troisième virage se fait sous l'influence de David Bowie avec «Empires and Dance», la chanson comporte des séquences et des textures industrielles dans un récit de voyage disco-rock troublant. En tournée en Europe en première partie du spectacle de Peter Gabriel, Kerr est devenu «Fou de tout» . «En parcourant ces paysages incroyables, ma tête était remplie de films, de livres et de personnages». «Faire partie d'un groupe est une hyper-réalité. Il faut inventer des mythes. En tant que chanteur, c'est votre travail. Dès la première heure du matin, ma tête en était pleine». (The Gardian) 

Le profil du groupe s'est intensifié avec la sortie de leurs cinquième et sixième album, New Gold Dream (81-82-82-84) et Sparkle in the Rain, qui ont donné des singles à succès tels que «Promised You a Miracle», «Glittering Prize» et «Waterfront». «À l'époque, on vous permettait d'évoluer» dit Kerr. Ce n'est qu'à partir du troisième, quatrième ou cinquième album que vous développez quelque chose de vous-même. Je me souviens,  lors de la création de New Gold Dream, nous avons pensé : «Cela nous ressemble totalement». 

«New gold Dream» marque un tournant décisif pour le groupe qui se prête au new romantic. Là, c'est le décollage sur la scène musicale européenne. Plusieurs de leurs singles cartonnent au Royaume -Uni, dans toute l'Europe et même en Australie. 

Mais malgré leur renommée en Europe, les Simple Minds restent de vrais inconnus aux États-Unis et dans d'autres pays jusqu'à la sortie du film de John Hughes en 1985. Simple Minds était d'abord réticent à enregistrer la chanson, «Don't you forget about me» qui avait été rejetée par Billy Idol et Bryan Ferry. Quelques semaines plus tard, ils reçoivent un appel téléphonique de leur manager, le groupe a finalement accepté de découvrir la chanson de Forsey, la démo était plutôt bonne, mais elle était bien différente,  dit Kerr «cela ressemblait à un morceau de Psychedelic furs. Et donc nous n'étions pas très emballés, car nous avions quelques bonnes chansons dans nos manches dont Alive and Kicking à venir. Mais John Hughes, le réalisateur, était à Londres à l'époque et il voulait vraiment que nous enregistrions cette chanson, c'est dans notre salle de répétition que nous avons signé l'accord. Nous l'avons arrangée à notre goût mais personne n'avait la moindre idée de ce qu'allait devenir cette mélodie. ( Forbes 25/11/2019)   À partir de là, le groupe occupe le marché américain  avec ce titre classé numéro un par les Américains. Les Simple Minds sont également en vedette sur le marché mondial. Le tube  «Don't you forget about me» a été classé en tête de liste dans de nombreux pays dépassant largement les frontières européennes.

Fiers de leurs succès, les musiciens se lancent en 1985,  dans l'enregistrement de leur album «Once upon a time». Celui-ci a été un grand succès commercial grâce aux singles aussi bien connus que «All the things she said», «Alive and Kicking» et «Sanctify yourself».

Mais le groupe est très critiqué pour sa ressemblance fort ressentie au groupe U2 même si les deux groupes évoluent dans des styles musicaux assez différents. 

En 1988, les Simples Minds se joignent à d'autres artistes engagés sur la sphère politique à travers une série de concerts en Europe et aux États-Unis. Avec leurs amis, ils dénoncent l'apartheid et écrivent la magnifique  chanson «Mandela day» qui apparaîtra sur leur prochain album. ▼

Après leur fameuse tournée, les musiciens se sont donnés rendez-vous au studio pour la réalisation de «Street fighting years» (1989), album aux couleurs politiques. Avec des singles comme «Belfast Child»,  basé sur une chanson traditionnelle celtique est créé pour dénoncer les tensions communautaires en Irlande. «Belfast child» veut également exprimer l'appui du groupe à la libération d'un otage des islamistes libanais Brian Keenan. Le single est bien reçu au Royaume-Uni où il est sacré numéro un  et l'album reçoit les éloges de certains magazines. Avec «See the Lights» et «She's a River», le groupe a survécu à l'évolution des goûts musicaux pour les 25 prochaines années, Kerr et Burchill restant toujours à la barre. «Il y a peut-être dix à douze ans, nous nous sommes dit : Nous n'allons pas simplement continuer comme des boxeurs ivres, car ce serait triste», se souvient Kerr. «Si nous devons continuer, nous ne pouvons continuer que si nous sommes prêts à tout remettre à niveau. Nous avons décidé de vraiment nous engager. Et cela a donné un excellent résultat au cours de la dernière décennie» (Forbes 25/11/2019) 

Après quelques changement au sein du groupe, Simple Minds décide de faire un petit retour aux sources et créer de nouvelles bases. 

Leur renaissance créative trouve sa réalisation notamment avec des albums comme «Our secrets are the same», «Neon lights» et «Cry» . Au plaisir de leurs fans, l'album «graffiti Soul» est sorti en 2009. Avec ce disque et après plus de quatorze ans d'absence, le groupe retrouve le succès. L'album se classe 10e en Grande-Bretagne dès sa sortie. 

Une tournée emmène le groupe sur les routes en 2009 et 2010. Le double-album live de la tournée, «5X5Live» sort en novembre 2012, alors que le 21 avril 2012, un premier single de Simple Minds sort en exclusivité pour un événement, avec deux remixes, «Theme for Great Cities», remixé par Moby, et «I Travel», remixé par John Leckie. À la sortie de l'album live correspond le début d'une tournée australienne et néo zélandaise avec le groupe américain Devo et le groupe australien The Church (29/11 - 15/12) Le 25 mars 2013, une compilation 2CD et 3CD, «celebrate : The Greatest Hits +», propose aussi deux nouveaux morceaux : «Blood Diamonds» et «Broken Glass Park» ▼ 

À l’automne 2014, sort le premier album studio depuis «Graffiti Soul» : «Big Music». Il se classe au top 20 dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni. En décembre, Simple Minds enregistre une session acoustique, dont une reprise de David Bowie : «The Man Who Sold the World». Le groupe continue sa tournée jusqu'en 2015. Le 16 novembre 2016, Simple Minds reçoit son quatrième Best Performance Award, au Radio Forth Awards à Édimbourg. 

Simple Minds est déjà en tournée quand l'album «Walk Between Worlds», qui comprend huit morceaux et est produit par Simple Minds, Wright et Goldberg, sort le 2 février 2018. L'accueil est excellent. Le 9 février, l'album est 4eme dans les chats britanniques. 

«Nous savons que les gens veulent entendre les chansons avec lesquels ils ont grandi» dit Kerr. «Vous voyez, c'est l'histoire. Nous allons leur raconter l'histoire qu'ils veulent entendre, mais il y a un nouveau chapitre. Nos fans l'ont placé en haut, parmi leurs propres classiques, et cela leur a demandé beaucoup d'engagement.  Nous avons énormément apprécié». (Forbes) 

Alors qu'ils se préparaient pour leur tournée mondiale qui devait avoir lieu à partir de février 2020, (annulée pour cause de Covid19) ils vont déjà de l'avant en travaillant sur leur prochain album. Même Kerr admet que la longévité du groupe est stupéfiante. «Le sentiment principal est celui de la gratitude. Nous avons eu la chance de remporter un tel succès. Si vous nous aviez dit il y a 42 ans, lorsque nous sommes entrés pour la première fois dans une salle de répétition : «Que voulez-vous faire ? - Nous vous aurions répondu : «Nous voulons faire de la scène. Nous voici quatre décennies plus tard encore et toujours confrontés à ce défi. Nous avons vraiment eu une belle vie.» (Forbes) 

Les Simples Minds  continueront de jouer  sur scène,  «Alive and Kicking »  (En vie et en pleine forme) ▼

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