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La Suisse et son train de légende : Le Bernina Express.

Coire en Suisse.

Coire en Suisse.

Le fameux slogan «La montage, ça vous gagne» est on ne peut plus vrai. L'air y est pur, les paysages grandioses, les activités infinies,  et cerise sur le gâteau,  les amoureux de la montagne sont bien moins nombreux que les amoureux des plages...

Après avoir sillonné les hautes Alpes en empruntant le GR 58,  fait le tour du magnifique Queyras pendant une dizaine de jours,  nous nous sommes rendus à Coire (Chur) ancienne cité helvétique et paisible capitale des Grisons, qui se présente comme l'une des plus anciennes villes Suisses, érigée dès le Ve siècle sous le nom de «Curia Rhaetorum»,  on remonte le temps jusqu'au moyen Age au fil des somptueuses façades peintes des maisons historiques de la vieille ville surmontées de jolies tourelles, une belle cathédrale médiévale à trois nefs, un musée des beaux-Arts et une vieille ville piétonnière aux ruelles sinueuses... derrière les bâtiments, à quelques pas seulement, de vertes collines couvertes de vignes .... En gare de Coire nous embarquons à bord du Bernina Express, le train Suisse aux vitres  panoramiques, pour aller à Tirano en Italie à 35 km heure. (Le train rapide le plus lent du monde).

En embarquant à bord du Bernina Express, on fait un voyage inoubliable. Un spectacle grandiose, sur une voie ferrée inscrite au Patrimoine mondial de L'UNESCO. 

Tout de rouge et blanc vêtu, cet élégant train se met doucement en branle. 

Nous ne sommes pas à bord du TGV, qu'on se le dise, et c'est tant mieux ! De là, le train emprunte la ligne ferroviaire de l'Albula où nous traversons l'Engadine, une région aux magnifiques paysages montagneux (c'est là que se trouve la très chic station de ski de Saint-Moritz). 

Nous empruntons pas moins de 39 tunnels et 55 ponts, dont le viaduc de Solis, perché à 65 mètres au dessus de la rivière Albula et surtout le viaduc de Landwasser qui enjambe sur 142 mètres de long et à 65 mètres de haut la vallée sauvage du même nom. Impressionnant !

Après l'albula, nous voici sur la ligne ferroviaire de la Bernina, probablement la portion la plus spectaculaire du trajet. Le train franchit l'unique viaduc hélicoïdal (en forme de spirale) du monde, le viaduc de Brusio

Un ouvrage technique exceptionnel qui permet de faire deux boucles de 100 mètres de diamètre chacune. Le viaduc s'enroule en spirale sur lui-même, du jamais vu ! 

Le panorama sur le glacier de Morteratsh, le troisième plus grand glacier des Alpes orientales, et sur le Piz Bernina qui culmine à plus de 4 000 mètres  est tout simplement à couper le souffle. 

Nous progressons pour atteindre le point culminant du voyage à l'Ospizio Bernina. Le passage du col à  2253 mètres est particulièrement spectaculaire quand le train s’engouffre sur les rives du lago Bianco (lac blanc en Italien), reconnaissable à ses eaux laiteuses, tandis que le sombre lago Nero (lac noir en Italien) s'étend devant nos yeux. Le train marque une pause à l'«Alpe Grüm» face au glacier du Piz Palü (3905 mètres).  

La vue est splendide avec le glacier Palü droit au fond. C'est le moment de respirer le bon air, et de se dégourdir les jambes. 20 minutes d'arrêt. Incroyable mais vrai ! la ligne de la Bernina est la plus haute transversale des Alpes et aussi la plus raide du monde, avec des pentes jusqu'à 7%. Malgré son étroitesse, le train y circule sans crémaillère - une véritable performance technique. 

Après une quinzaine de gares (où tous les voyageurs sont invités à descendre) et 4 heures 17 de voyage, à une vitesse de 35 km/h, le trenino rosso, comme l'appellent les Italiens, aborde sa descente vers Tirano, en Italie. Au fil de virages, plus tortueux les uns que les autres, nous traversons le val Poschiavo et ses nombreuses beautés naturelles, les lacs de montagne, les «marmites glacières», les forêts de résineux et les sommets enneigés des Alpes qui s'étendent à perte de vue. 

Arrivés à Tirano, petite ville située dans la Lombardie Italienne,  on ne peut éviter le sanctuaire église de Madonna di Tirano, construit à partir de 1505, suite à une apparition de la Vierge Marie !!!! 

Nous continuons notre voyage en bus Bernina Express en longeant les rives du majestueux lac de Côme avant d'arriver à Lugano. ▼

Lugano, avec ses 65 000 habitants est la plus grande ville du Tessin, ce joli canton suisse tout au sud du pays qui rencontre l'Italie. Lugano, une ville aux faux airs de Cannes et Monaco, un lac tellement profond et bleu qu'on croirait la mer, avec des petits villages nichés en bord de falaises rappelant les Cinq Terres. Des montagnes plongeant abruptes dans l'eau me font penser aux fjord norvégiens !  bref, Lugano nous change radicalement d'ambiance !  c'est un lieu de villégiature idéal. Le Tessin n'a pas uniquement la langue italienne en commun avec l'Italie ; il y règne une atmosphère méditerranéenne bien particulière qui le distingue du reste de la Suisse.  On m'avait dit «Lugano, tu verras, c'est comme l'Italie». Et c'est vrai, on se sent presque en Italie en arrivant. Il faut imaginer la propreté, la politesse, et la rigueur des Suisses, avec l'architecture et la gastronomie Italiennes.  

Nous ne manquons pas l'ambiance des Grotos, ces restaurants les plus anciens et typiques de la ville. Un groto était à la base un lieu au frais, au creux d'une grotte où étaient conservés les fruits, légumes et autres salaisons, quand les réfrigérateurs n'existaient pas. On mange en terrasse, des plats régionaux et simples. 

Les ruelles de Lugano sont très charmantes. A l'origine, Lugano était un village de pêcheurs, la rue principale de la ville en garde le souvenir, son nom «Nassa»  vient de «nasse», le filet de pêche que l'on pose au fond de l'eau. 

Depuis le centre-ville, des funiculaires permettent de rejoindre les sommets des montagnes, ainsi que des bateaux pour se rendre dans les autres villages qui bordent le lac.

On s'est donc confortablement installés dans un bateau pour profiter de la vue sur la baie de Lugano puis de l'arrivée dans différents villages.

Gandria ▲ par exemple est une petite commune rattachée à Lugano, pleine de charme, avec des petites ruelles étroites et de longs escaliers. Après avoir fait le tour du village, on s'est dirigés vers ce fameux Sentier des Oliviers, qui est fléché pour retourner facilement à Lugano...Il suffit de suivre les abords du lac ou on remarque de superbes villas ultra-sécurisées. 

Direction le Mont San Salvatore cette fois. C'est un funiculaire qui nous le fait gravir sans effort. Une montagne de 912 mètres qui évoque dans notre imaginaire le Pain de Sucre de Rio 

Vue sur le mont San Salvatore depuis le lac de Lugano.

Quelques jours plus tard, nous reprenons le bus Burnina Express, qui nous permet de faire la liaison entre Lugano et Saint-Moritz

Le shah d'Iran, Onassis, Heineken, Gucci, etc. Ils se sont tous installés à Saint-Moritz. Ce gros bourg des grisons multiplie les palaces cinq étoiles, les boutiques hors de prix, les restaurants à toques et les compétitions internationales. Un côté m'as-tu-vu indéniable, mais quand même pas trop clinquant, dans un environnement à couper le souffle à l'extrême est de la Suisse. 

Ici un tremplin de saut à skis. Là une sculpture de Skeleton, dans la ville où la discipline fut inventée, tout comme le Bobsleigh. Deux jeux olympiques, un championnat du monde de ski alpin. Et pourtant on déambule dans les petites rues du centre dans une sorte de nonchalance tranquille. ▼

Active en été, hyperactive en hiver, la mini-ville propose de jolies églises, quelques rues piétonnes, une demi-douzaine de surprises architecturales et, partout, des vues spectaculaires sur les montagnes environnantes. Toutes les grandes marques y sont. Bijoux, chaussures, montres, vêtements griffés, voitures exclusives. On cherche les prix dans les vitrines mais il n'y en a pas. Sans doute une délicate attention, pour diminuer le nombre de crises cardiaques.

Saint-Moritz est la station des gens riches et qui veulent le faire savoir. Mais le vrai gotha se trouve un peu en surplomb, sur les collines, dans des villas de 100 millions et plus. Ceux-là, on ne les verra pas. 

Saint-Moritz a d'abord été une station réputée pour ses eaux ferrugineuses, auxquelles on prête diverses vertus. C'est ainsi que la grande hôtellerie y est née. Le Centre thermal de Saint-Moritz, très moderne, perpétue la tradition. 

De l'eau, de la marche....il est temps de s'éclater un peu. La confiserie Hanselmann offre une sélection divine de desserts et de chocolats. On les consomme sur place pour profiter d'une vue imprenable sur les pics environnants. 

À 2486 mètres, le Corviglia écrase presque Saint-Moritz de sa masse. On peut y monter en train, en cabines, en télésièges, en vélo ou à pied.  Une randonnée bien plus douce qu'il n'y paraît si on l'entame par la rue Suvretta, à l'ouest de la ville.  On passe devant l'hôtel cinq étoiles du même nom. Voici l'ancienne maison de Herbert Von karajan, celle d'Agnelli (Fiat), puis arrivent les sentiers qui montent à travers les champs. On rencontre des vaches portant des cloches, des fleurs à profusion, des vues magnifiques. Pour en profiter plus longtemps nous pique-niquons. 

À quelques centaines de mètres de là, se trouve le chemin des fleurs de Heidi très bien balisé, ce sentier thématique compte plus de 200 espèces végétales protégées. Pourquoi Heidi ? Tout simplement parce que c'est dans les alpages des grisons que Heidi et son grand-père ont fait rêver plus d'un enfant !  D'ailleurs, la cabane originale de Heidi est située près de Salastrains au-dessus de St.Moritz ! On peut donc visiter la Heidi Hütte, le chalet qui a servi de décor dans la série, dont le tournage a été réalisé durant l'été 1977. (Pour la petite histoire, le chalet du grand-père n'existe pas tel que dans la série. Il s'agit d'une cabane qui fut construite dans le Val Bregaglia en 1972 et qui a été transportée pour les besoins du tournage au dessus de Champfèr en 1977.  En juillet 1979, la cabane a été démontée et reconstruite à Salastrains).

Retour à Saint-Moritz  ou nous reprenons le Burnina Express pour rejoindre Coire. La porte d'entrée ou de sortie des Grisons et de l'Engadine, ce «Far West Suisse» aux paysages magnifiques qui a attiré des intellectuels et artistes de renom, comme Ernst Ludwig Kirchner, Thomas Mann ou Friedrich Nietzche.  

Une fois qu'on a mis les pieds en altitude, qu'on s'est perdus dans les petits villages de bois en France,  ou en Suisse, qu'on s'est baignés dans des lacs, qu'on a découvert les savoureux plats montagnards, on prend goût à cette destination vacances, permettant de revenir à l'essentiel et de profiter en famille des merveilles que la nature nous offre dans un cadre chaleureux où authenticité et hospitalité riment avec bien être. 

 Il est déjà temps de penser aux prochaines vacances...

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