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Elie Wiesel De la nuit...à la lumière.

Elie Wiesel De la nuit...à la lumière.

Le nom d'Elie Wiesel est célèbre : Survivant et gardien de la mémoire de la Shoah, Prix Nobel de la Paix, citoyen américain engagé dans de grandes causes humanitaires....pourtant son oeuvre littéraire majeure, qui s'est déployée pendant près de 50 ans à la croisée de la culture juive traditionnelle et de la littérature occidentale contemporaine semble très peu connue du grand public. 

Il incarnait mieux que quiconque le devoir de mémoire, cette obligation de témoigner, raconter et se souvenir pour ne jamais oublier. Après avoir consacré la quasi-totalité de sa vie à perpétuer la mémoire de la Shoah, à laquelle il avait survécu adolescent. 

Né le 30 septembre 1928 à Sighet, en Roumanie (alors transylvanie), Elie Wiesel est déporté à 15 ans à Auschwirtz-Birkenau, en Pologne occupée par les nazis. Sa mère et sa plus jeune soeur sont assassinées dans ce camp. Son père meurt devant lui à Buchenwald (Allemagne), où ils ont ensuite été transférés. 

A sa sortie en 1945, il est recueilli en France par l'Oeuvre Juive de secours aux enfants (OSE), et y vit jusqu'en 1956. Après des études de philosophie à la Sorbonne, il devient journaliste et écrivain. Le romancier François Mauriac préface son premier roman La Nuit (1958), basé sur ses souvenirs de déportation. 

«La Nuit» sera pendant neuf semaines d'affilées, le livre aux meilleures ventes selon The New York Times bestseller list. Ce record est encore inégalé pour un livre non-fictif.

Jamais je n'oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée. [...] Jamais je n'oublierai ce silence nocturne qui m'a privé pour l'éternité du désir de vivre. Jamais je n'oublierai ces instants qui assassinèrent mon Dieu et mon âme, et mes rêves qu prirent le visage du désert. [...]

( Elie Wiesel. «La Nuit» )

Elie Wiesel y raconte sa première nuit à Auschwitz et «La vision cauchemardesque» de ces nourrissons jetés vivants dans un fossé en flammes. Il se remémore la mort de son père, «l'une des nuits les plus accablantes de ma vie». Cet ouvrage sera suivi d'une quarantaine d'autres (en français, en anglais, en hébreu et en yiddish), de trois pièces de théâtre et de nombreux essais. 

Citoyen américain depuis 1963, Elie Wiesel a longtemps occupé la chaire en sciences humaines de l'Université de Boston et partagé sa vie entre les États-Unis, la France et Israël. Il rencontre Marion Erster Rose, divorcée d'un précédent mariage et ancienne déportée, qui deviendra sa femme en 1969, à Jérusalem, alors âgé de 41 ans. Madame Wiesel traduira la plupart des oeuvres de son mari. En 1980, ils fonderont le conseil de l'Holocauste américain qui dénoncera la visite du président Reagan au cimetière allemand de Bitburg lors de son second mandat. 

D'abord décoré en France de la Légion d'honneur en 1984, c'est en 1986, à Oslo qu'on lui décerne le Prix Nobel de la Paix.

S'enchaînent les titres : élevé à la dignité de Grand-officier en 1990, il obtiendra la plus haute distinction de cet ordre, rang Grand-croix en 2001. En 2006, il est fait Chevalier commandeur honoraire de l'Ordre de l'Empire britannique. 

Outre Atlantique, Elie Wiesel recevra la Médaille du Congrès américain et une centaine d'universités lui attribueront le titre de docteur honoriscausa dont Stanford, Yale, Harvard et l'école normale supérieure. En 2006, il refuse même la présidence de l'État hébreu, arguant qu'il n'est «qu'un écrivain». Il déclarera quelques années plus tard :

«Ce n'est définitivement pas pour moi. Je n'ai jamais vécu en Israël, je suis attaché à ce pays du fait du passé, mais en être président ....non. Le Premier ministre qui m'a contacté m'avait dit : «On l'a aussi proposé à Einstein, qui lui aussi a refusé....sauf que lui avait une bonne excuse, en l’occurrence, était qu'il ne parlait pas l'hébreu. Alors que moi, je parle hébreu ; je l'ai appris quand j'étais adolescent en Hongrie. pendant six semaines, j'ai été littéralement assiégé : des ministres, des rabbins, des généraux, des survivants...Vous n'avez pas idée ! Finalement, j'ai trouvé la solution. je leur ai dit que s'ils venaient vers moi, alors que je ne suis dirigeant d'aucun mouvement, c'est parce que je n'ai qu'une seule chose : des mots, mais ils sont à moi. Et à l'instant même où je serais devenu président de l'État, ils ne l'auraient plus été. Ça les a calmés». 

Ellie Wiesel n'a jamais souhaité faire de la politique. Ses convictions étaient avant tout orientées vers un monde meilleur où tout homme doit être libre. Ses différentes rencontres avec les chefs d'État du monde entier visaient à faire prendre conscience à ses contemporains de ses craintes et angoisses sur les atrocités se produisant au-delà des frontières américaines et européennes. 

Elie s'est toujours impliqué au-delà de ses écrits. Cet humaniste a défendu au plus haut niveau et auprès des plus grands chefs d'État, les Indiens Miskitos du Nicaragua, les réfugiés cambodgiens, les Kurdes mais aussi les victimes de l'apartheid en Afrique du Sud. Avec le soutien de son épouse, il a créé la Fondation Elie Wiesel pour l'humanité en 1986. 

La mémoire de l'Holocauste, la lutte contre l'indifférence, l'intolérance et l'injustice seront les principes véhiculés par cette structure.

Toutes ses interventions lui ont permis d'être nommé Prix Nobel de la Paix en 1986, mais aussi «messager de la paix» des Nations Unies en 1998. 

le philosophe a également accepté d'être membre d'honneur du Club de Budapest, une association internationale fondée en 1993 par le philosophe hongrois Ervin Laszlo, dont l'objectif est de permettre l'élaboration d'une nouvelle façon de penser afin de résoudre les problèmes rencontrés par l'humanité aujourd'hui.

Créateur et président de l'Académie universelle des Cultures en 1993, cet acteur engagé recevra le Prix Lumière de la vérité pour son intervention en faveur des Droits de l'Homme et du peuple Tibétain.

Sans relâche, tout au long de sa vie, Elie Wiesel a tenté de trouver les mots. Sans relâche, il s'est élevé contre l'injustice, l'indifférence et l'oppression, de la Bosnie-Herzégovine au Rwanda, du Darfour à l'Afrique du Sud. Le comité Nobel l'honora avec ces mots : 

Sorti de l'abysse des camps de la mort, il est devenu un messager pour l'humanité. Porteur non pas d'un message de haine ou de revanche, mais de fraternité et d'expiation.

L'écrivain se définissait lui-même comme un conteur. L'empreinte de son vécu de la Shoah est bien présente et chacune de ses oeuvres est une défense à la Mémoire, ne pas oublier. 

Elie Wiesel a su s'entourer de personnes qui lui ont permis d'être publié. D'abord écrit en yiddish, langue maternelle d'Elie, «Et si le monde se taisait» publié en 1956 sera revu, corrigé par son ami français François Mauriac. Ce romancier élu membre à l'Académie française et prix Nobel de littérature en 1952 rédigera la préface du témoignage qui deviendra «La Nuit» publié en 1958 en français. N'oublions pas l'éditeur Lindon qui encouragera et soutiendra le philosophe dès 1956. Vendu a plus d'1.5 millions d'exemplaires, ce livre deviendra une véritable référence historique.

Ce n'est que 10 ans plus tard, en 1968 qu'Elie Wiesel publiera son prochain roman. «Le Mendiant de Jérusalem» n'est pas une oeuvre autobiographique comme le premier succès de l'auteur. Ici les thèmes abordés passent par des personnages auxquels le rescapé de l'Holocauste s'identifie. Ce second livre lui vaudra le prix Médicis l'année de sa publication. «Le Testament d'un poète juif assassiné», édité en 1980 recevra quant à lui le prix du livre Inter la même année et le prix des Bibliothécaires en 1981. L'auteur publiera de manière plus régulière, «Contre la mélancolie» en 1981. «Le cinquième fils» (1983), «Discours d'Oslo» et «Le crépuscule, au loin» en 1987 pour ne citer qu'eux.  

Elie Wiesel rencontrera sur invitation François Mitterand en 1981, plus exactement le 21 mai lors de l'investiture à la présidence de celui-ci. Par la suite, les deux hommes écriront un essai ensemble «Mémoire à deux voix» sorti en 1995. Cet ouvrage suit comme fil conducteur les accusations du journaliste Pierre Péan sur les relations du quatrième président de la cinquième république avec René Bousquet durant l'occupation allemande dans les années 40. Ce dernier était secrétaire général de la police du régime de Vichy de 1942 à 1943. Elie Wiessel dira que cette co-écriture est «la nécessité de dire, en quelques mots trop longtemps contenus, ce qui m'importe. Tel est l'objet de ce livre». Cependant Wiesel dira à la télévision, «J'aimerais que Mitterand me dise pourquoi il était ami avec Bousquet». 

Elie écrira également avec l'écrivain franco-espagnol Jorge Semprun, réfugié politique lors de la guerre d'Espagne mais également résistant. Il sera déporté par la Gestapo en 1943 au camp de concentration du Buchenwald jusqu'à sa libération le 11 avril 1945 et son évacuation sur Paris le 26 du même mois. L'essai des deux hommes paru en 1995 est une commémoration pour le demi-siècle de libération des camps de concentration allemands.

Elie Wiesel a dû subir une opération cardiaque en 2011 à coeur ouvert qui lui donne alors l'idée du titre de sa dernière oeuvre «Coeur Ouvert» publiée la même année. L'auteur y évoque le moment de sa vie où il était entre la vie et la mort, entre le jour et la nuit. Opéré dans sa ville de résidence à New-York il affronte l'épreuve de la maladie. Dans cette oeuvre, il partage avec nous ses interrogations à la fois sur son existence mais également sur Dieu. 

En novembre 2012, le philosophe a annoncé une collaboration d'écriture avec le président Barack Obama, qui ne vit jamais le jour, mais qui renforça leur complicité. ▼

le philosophe, professeur, écrivain, fait docteur honoris causa par plus de cent universités parmi lesquelles Harvard, Yale, Stanford, Cambridge, Princeton, Colombia, l'école normale supérieure, Oxford,  la Sorbonne et l'université hébraïque de Jérusalem.  Elie Wiesel s'est éteint le 2 juillet 2016 à l'âge de 87 ans à son domicile New-Yorkais. 

J'ai juré de ne jamais me taire quand des êtres humains endurent la souffrance et l'humiliation, où que ce soit. Nous devons toujours prendre parti. La neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté.

[Elie Wiesel, lors de la remise de son prix Nobel de la Paix, le 10 décembre 1986]

Dans un carnet d'adresses qui a fait le tour du monde. Celui de Jeffrey Epstein, ce milliardaire américain qui s'est suicidé dans sa cellule de New York le 10 août 2019, alors qu'il était sous le coup d'une arrestation pour multiples délits sexuels - allant d'accusations de viols à celle d'avoir entretenu un réseau de prostituées mineures. Sur ce «black book», comme il a été baptisé par la presse américaine, qui date de la période 2004/2005, figure une liste impressionnante d'artistes, d'hommes politiques, d'hommes d'affaires. Je cite pêle-mêle Donald Trump, Bill Clinton, Tony Blair, les anciens Premiers ministres israéliens Ehud Barak et Ehud Olmert, les hommes d'affaires Michael Bloomberg, Rupert Murdoch, Tom Barak (Colony Capital), Barbara Walters (journaliste), les stars Mick Jagger, Michael Jackson, Chris Tuker, Naomi Campbell, le magicien Uri Geller  (Israélien et agent secret de la CIA et peut-être du Mossad), Phil Collins, Dustin Hoffman, David Copperfield,  Bill Cosby,  Kevin Spacey, Woody Allen, Steven Spielberg, Courtney Love, Will Smith, John Travolta, le français Jean-Luc Brunel du milieu de la mode, etc. Mais aussi le duc et la duchesse d'York, et ainsi de suite,  sans oublier l'écrivain : Elie Wiesel.....

C'est vraiment dérangeant de lire, plusieurs fois,  le nom d'un lauréat du prix Nobel de la Paix, dans un tel carnet !  

Epstein a également noué des relations à Harvard. Bien qu'il n'ait jamais fréquenté l'université, il a promis un don de 30 millions de dollars en 2003 pour mettre en place un programme d'utilisation des mathématiques pour étudier la biologie moléculaire, et il a siégé au conseil d'administration du comité de l'école, sur l'esprit, le cerveau et le comportement. Epstein a ouvert un bureau à Cambridge, Mass., Pour être près de certains de ses alliés et intérêts à Harvard.

Après qu'Epstein ait été accusé pour la première fois d'avoir abusé d'adolescentes en 2006, Harvard a déclaré qu'il ne rendrait pas un don de 6.5 millions de dollars qu'il avait fait à l'université.

L'homme d'affaires a su tisser une toile d'influence impressionnante sur la scène scientifique. En personne ou à travers l'une de ses nombreuses fondations, il a cultivé des liens avec le généticien George Church, le mathématicien Martin Nowak, le paléontologue Stepen Jay Gould, le psychologue Steven Pinker, les physiciens Seth Lloyds, Kip S.Thorne, Lee Smolin  et Stephen Hawking, pour ne nommer que ceux-là. 

Certains ont tenté de s'en sortir avec des excuses. George Chruch a blâmé  - «la vision en tunnel propre aux nerds» - comme si les chercheurs avaient la tête trop occupée pour faire preuve d'esprit critique à l'endroit de leurs donateurs. L'une des rares chercheuses à graviter dans l'orbite de Jeffrey Epstein, l'oncologue Doris Germain, a déclaré que, si elle avait connu le passé du magnat, elle aurait refusé ses dons. «Mais, a-t-elle ajouté, qu'en est-il des autres personnes qui donnent de l'argent aux fondations ? On ne sait pas ce qu'elles font. Tout est propre ? Je ne sais pas». 

En s'offrant un accès aux scientifiques,   (Jeffrey Epstein s'en vante sur son propre site ICI)   il s'est paré de l'aura de respectabilité dont il avait bien besoin.  Mais qu'ils le veuillent ou non, les universités, les fondations, et les chercheurs ont facilité cette réhabilitation - et ont servi de paravent à l'homme, qui continuait à abuser d'adolescentes impunément. 

The  Washington Post rapporte que  Les alliés influents d'Epstein incluaient une équipe de rêve d'avocats de la défense, tels que Dershowitz ; l'ancien procureur spécial de Clinton, Kenneth Starr ; et les principaux avocats de la défense en col blanc Lefcourt, Roy Black et Jay Lefkowitz. Alexander Acosta,  avocat  à Miami en 2008  a conclu un accord de non-poursuite qui a annulé une mise en accusation fédérale d'Epstein ; Acosta a qualifié l'équipe de la défense «armée de superstars juridiques» et a déclaré que leur «guerre» contre les procureurs l'avait conduit à renoncer à porter des accusations fédérales contre Epstein. 

Pourtant, alors même que les détectives de la police de Palm Beach avaient poussé leur enquête après des années de querelles juridiques pour savoir si et comment Epstein serait puni pour ses abus, de nombreuses personnes puissantes ont continué à le défendre ou à minimiser ses actes, comme ils l'ont fait pendant de nombreuses années.

Certains qui avaient vu Epstein avec de très jeunes filles se référaient à ses «peccadilles», et certains qui savaient que les adolescentes étaient souvent invitées dans son domaine insulaire des Caraïbes disaient qu'ils ne savaient pas que les filles étaient mineures. 

«Lorsque vous avez beaucoup d'argent, les gens agissent différemment», a déclaré Sarnoff. «Ils pensent qu'ils sont au-dessus de la loi. Et ils s'inquiètent constamment pour leur argent. Epstein leur a fait penser qu'il pouvait bâtir leur fortune et ils l'ont protégé. 

Ce qui est certain, c'est qu'une multitude de société off-shore, qui sont basées dans des paradis fiscaux, des LLC notamment,  ont été crées par Epstein, comme l'a montré l'affaire des Paradis Papers. Or il est connu que ces sociétés servent quasi exclusivement à frauder et blanchir de l'argent sale. En tant que gestionnaire de fortunes, Epstein conseillait à ses clients les chemins à suivre pour faire de l'évasion fiscale, et probablement que certains de ses secrets se trouvent aussi de ce côté-là.

Epstein distribuait aussi par le biais de ses fondations de l'argent à des programmes de recherche, à des associations, à des fondations appartenant à ses amis, aux campagnes électorales, et que sais-je encore ! Difficile de dire combien il en possédait, puisqu'elles étaient hébergées aux Iles Vierges et fonctionnaient comme des sociétés offshore lambda. On peut parler d'un  empire de la philanthropie, ce truc indispensable aux riches pour compléter leur panoplie de VIP. 

Epstein a-t-il été un sympathisant de la fondation Wiesel  ?  

Profiteriez-vous des largesses d'un milliardaire qui a agressé et exploité sexuellement des dizaines de filles, certaines âgées d'à peine 13 ans ?  Dons en argent, voyages à bord d'un jet privé, dans des propriétés luxueuses, dîners arrosés au Dom Pérignon : c'est ce que le magnat Jeffrey Epstein a offert à des chercheurs et des universitaires pendant plus de 20 ans. De cette façon, ils se sentaient tous redevables de quelque chose. Voilà pour l'ambiance chez les grands de ce monde! 

Comme quoi, l'argent a un formidable pouvoir : celui de faire perdre tout sens commun, même aux plus brillants.  

Tandis que je recevais le prix Nobel de la Paix, des révisionnistes organisaient dehors des manifestations contraires. Disposant de moyens puissants - car les révisionnistes sont avant tout des riches - Ils avaient acheté des placards publicitaires dans la presse américaine. Ils usaient ainsi de leur droit à la liberté d'expression. Mais pourquoi d'autres ont-ils accepté de leur offrir la place nécessaire à leur saleté ? C'était aussi leur droit de refuser. Par respect pour les survivants ! Car rien n'est pire de dire aux survivants qu'ils n'ont pas souffert !

- Elie Wiesel -

FinKelstein, un auteur juif ayant publié un livre «The Holocaust Industry»  dit que Wiesel était un hypocrite, responsable de la «sacralisation de l'Holocauste», pour son tarif standard de 25 000 $, plus limousine avec chauffeur, chaque fois qu'il donnait une conférence. 

Le livre incendiaire de Finkelstein, soutient que l'intérêt pour l'Holocauste est né après la guerre Israélo-arabe de 1967 non pas parce que les survivants avaient trouvé une voix mais parce qu'un lobby juif américain tout puissant a réalisé qu'il pouvait être utilisé pour prêter une sorte de victimisation morale à un État Israélien engagé dans des actes criminels contre les Palestiniens. De plus, il dit que des efforts ont été faits pour souligner le «caractère unique» du génocide des Juifs, non pour une raison morale, mais simplement pour protéger son pouvoir en tant que symbole. Il a été utilisé pour extorquer de l'argent à l'Allemagne, à la Suisse et à d'autres au nom des survivants de l'Holocauste qui n'en ont pas besoin, les fonds restant dans les institutions juives et n'allant pas aux très rares survivants qui pourraient en avoir besoin. Il ajoute que le nombre de survivants de l'Holocauste a été considérablement gonflé et qu'il y a maintenant plus de survivants qu'à la fin de la guerre. «La campagne actuelle de l'industrie de l'Holocauste pour extorquer de l'argent à l'Europe au nom des victimes nécessiteuses de l'Holocauste, a, écrit-il, réduit la stature morale de leur martyre  à celle d'un casino de Monte Carlo».

Finkelstein a de nombreuses cibles : Le Congrès juif mondial, la Commission des revendications, le gouvernement israélien et presque tous les autres universitaires dans le domaine de l'étude de l'Holocauste.

Si le style de Finkelstein est unique, les arguments de son livre ne le sont pas. Un journal a fait écho à ses vues sur les problèmes de surestimation du caractère unique de l'Holocauste lorsque l'Impérial War Museum a ouvert son exposition permanente sur l'Holocauste. De même le journaliste Tom Bower, qui a beaucoup écrit sur les tentatives d'obtenir un compensation de la part des Suisses pour l'Holocauste, affirme que certaines des affirmations de Finkelstein concernant les machinations du processus international d'indemnisation sont correctes. 

Elan Steinberg du WJC dit qu'il y a des dizaines de millions de dollars dans les fonds de compensation allemands qui croupissent sur des comptes bancaires, et Bower affirme que le récit de Finkelstein se rapproche de la vérité, même si son interprétation des événements est imparfaite.

Finkelstein est impénitent. «Quand je veux invoquer la mémoire de mes parents, je suis accusé de l'utiliser. Il se passe quelque chose de manifestement révoltant. Il y a des gens qui prétendent travailler au nom des victimes de l'Holocauste, pour obtenir de l'argent sous de faux prétextes et ne pas le distribuer. L'Holocauste mérite d'être rappelé. Je déteste simplement la façon dont le souvenir se fait.

Source 

Tout comme les pharisiens du premier siècle qui chassaient les gens de la synagogue s'ils osaient dire que Jésus était le Messie, Finkelstein a été chassé du milieu universitaire en 2007 parce qu'il était contre l'establishment juif.

L'un des meilleurs représentants du milieu universitaire n'est autre qu'Alan Dershowitz, ardent défenseur d'Israël et avocat universitaire américain, qui a défendu O.J Simpson, Donald Trump, Bill Clinton, Benjamin Netanyahou, Marlon Brando, Frank Sinatra, et évidemment Harvey Weinstein,  est accusé d'abus sexuels par deux victimes d'Epstein, Virginia Roberts Giuffre et Sarah Ransome. Il nie avec véhémence les accusations portées contre lui,  et est partisan de l'abaissement de l'âge du consentement à 14 ans

Alan Dershowitz, qui a défendu Jeffrey Epstein en 2008, a écrit un essai " The Spectaror" défendant la petite amie d'Epstein, Ghislaine Maxwell, qui a été arrêtée et inculpée de six chefs d'accusation, liés au trafic de mineures.

Dershowitz écrit dans son livre : 

Alan Dershowitz - Epstein

«Ma femme et moi avons été présentés à Ghislaine Maxwell par Sir Evelyn et Lady Lynne de Rothschild, et nous l'avons ensuite rencontrée à plusieurs reprises - généralement en présence de personnalités telles que Bill et Hillary Clinton, le scientifique lauréat du prix Nobel de la paix, des présidents d'universités, des universitaires et des gens d'affaires de premier plan. 

L'avocat a ensuite passé la majeure partie du reste de son livre à attaquer Netflix pour son récent documentaire en plusieurs parties, «Jeffrey Epstein : Filthy Rich», dans lequel l'une des accusatrices les plus en vue d'Epstein dit que Dershowitz l'a abusée à plusieurs reprises alors qu'elle était sous le contrôle d'Epstein.

 

Les actes sombres d'Epstein et de Maxwell  étaient  depuis des années un secret de polichinelle.  il appelait ses îles «Little St.Jeff» et «Big St.Jeff» tandis que d'autres les nommaient : «Pedophile Island» ; «Orgy island» et «Island of Sin» .... 

l'une des victimes, Virginia Robert, raconte ainsi avoir «été offerte à des politiciens, à des professeurs d'université, et à des gens issus de la royauté». 

Chaque jour semble apporter de nouvelles horreurs sur la dépravation d'Epstein et de ses «amis». Lors d'une conférence de presse, l'avocat Brad Edwards a déclaré qu'après avoir entendu des dizaines d'accusatrices d'Epstein, il semblait que ce dernier passait presque tout son temps à maltraiter des filles mineures. «C'était son travail à plein temps», a déclaré Edwards. Et nous n'avons trouvé personne pour nous fournir des informations sur une entreprise légitime dans laquelle il s'était engagé. 

Ghislaine Maxwell

L'arrestation et la mise en cause de Ghislaine Maxwell pourraient permettre de lever un coin du voile sur cette affaire tentaculaire. D'autant qu'au-delà de ses services de «recruteuse» elle a aussi fait profiter Epstein de son épais carnet d'adresses. 

Maxwell a été pénalement accusée de parjure, pour avoir menti sous serment dans ses dépositions, et d'avoir fait du trafique sexuel pour Epstein. Elle a plaidé «NON COUPABLE» 

Elie Wiesel  charismatique et séducteur,  aurait aimé que Mitterand lui dise pourquoi il était ami avec Bousquet....Saurons-nous un jour, pourquoi Elie Wiesel, prix nobel de la paix, qui avait juré de ne jamais se taire quand des êtres humains endurent la souffrance et l'humiliation, où que ce soit,  n'a pas exposé soigneusement ses objections  sur les agissements d'Epstein ? 

L'habilitation des prédateurs sexuels de mineurs au fil des décennies est lamentable, honteuse et  tellement exaspérante ! D'autre part, cette histoire montre combien de gens au sommet de la société appartiennent à des réseaux sordides de personnes extrêmement riches et puissantes, partageant beaucoup de choses en commun les unes avec les autres. Ces liens avec toutes sortes de magnats des affaires, de membres de la famille royale, de célébrités et de politiciens des deux côtés du spectre politique révèlent un système truqué et fondamentalement corrompu. 

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