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DESTINS DE STARS : Michael Jackson derrière le masque - Célébrités - Lieux célèbres - Personnages historiques. Actualité.

La plainte de Jimmy Safechuck contre feu Michael Jackson.

Jackson et Jimmy Safechuck à Paris en 1988

Jackson et Jimmy Safechuck à Paris en 1988

Michael Jackson rencontrera Jimmy Safechuck, un garçon de dix ans aux jolis yeux noisette,  sur le tournage d'une publicité Pepsi dans laquelle ils sont filmés ensemble. Les paparazzi ont souvent photographié Jackson et son petit ami main dans la main pendant leurs sorties, et Jimmy deviendra plus tard, le compagnon de Jackson pendant la tournée BAD. Ils sont restés inséparables pendant quelques années, mais comme c'était souvent le cas, avec les amis spéciaux de Jackson, cette amitié spéciale, devait aussi prendre fin. Soudainement il a été rejeté.

Il y avait beaucoup de rumeurs concernant cette relation, des histoires de voitures de luxe achetées pour la famille Safechuck et, selon La Toya Jackson, d'énormes chèques établis à l'ordre du père du garçon.  J.Randy Taraborrelli a rapporté dans son livre,  La Magie et la folie, que Frank Diléo, alors directeur de Jackson, avait exprimé son inquiétude à propos de l'impact perceptuel de la relation de Jackson avec Jimmy. Inquiet que certains puissent le considérer comme «pervers», il poussa Jackson à y mettre un terme. On peut croire que Jackson a suivi le conseil de Dileo, mais c'est peu probable, il est bien connu que MJ ne se laissait pas dicter sa conduite. vraisemblablement,  la date d'expiration du garçon avait simplement été atteinte.

Les admirateurs de Jackson utilisent le prétendu «mariage à Neverland» de Jimmy pour soutenir le fait que Jackson était innocent. Ils ont estimé que, malgré les anecdotes des employés de Neverland comme Mark Quindoy et Blanca Francia qui, des années plus tôt prétendaient avoir vu Jimmy et Jackson dans des positions compromettantes, il était inexplicable qu'un garçon abusé - maintenant un homme - ait pu partager une telle intimité avec son agresseur. L'inclusion de ce détail significatif par Mesereau a servi le même but, mais en enterrant la révélation parmi d'autres questions, ainsi peu de personnes ne connaissaient vraiment ce qui s'était passé entre Jackson et Jimmy Safechuck. Aucun d'entre nous ne connaissait la date de ce mariage allégué non plus, et Jimmy ne s'est pas présenté au procès pour témoigner.

►Jimmy Safechuck s'est marié le 18 octobre 2008 à Chicago, dans l'Illinois, avec sa femme actuelle.

Jimmy avait vingt cinq ans quand Jackson a été accusé une deuxième fois d'abus sexuel en 2003. De plus, le documentaire de Martin Bashir, Living With Michael Jackson, a été diffusé début février 2003 après avoir été filmé pendant environ huit mois à partir de  mi 2002. Si Jimmy s'était un jour marié à Neverland, il aurait probablement inclus quelques images du mariage de James Safechuck au ranch, si cela avait eu lieu alors que Bashir &Crew étaient présents. Après tout, Jackson avait utilisé l'histoire du cancer de Gavin Arvizo dans le film, bien qu'il n'ait pas parlé au garçon depuis des mois. Il semble donc improbable que Jimmy Safechuck se soit marié une première fois à Neverland.

Ce fait a été un coup dur pour ceux dont le seul intérêt dans Jimmy était d'améliorer la réputation de Michael Jackson. Le mensonge du  «mariage à Neverland» ne  justifiait plus pourquoi    l'ami spécial de Jackson  avait été rejeté de sa vie.  Cela a même aggravé le fait que Jimmy ait été mentionné par Jordie Chandler lors d'une entrevue en 1993 avec le psychiatre Richard Gardner. Le gamin de 13 ans a dit au docteur que Jackson lui avait confié que beaucoup de garçons s'étaient masturbés devant lui, en incluant un garçon qui avait fait le Bad tour avec lui, a expliqué Jordie.

La crédibilité de Jordie a été renforcée lorsque Jackson lui a versé 22 millions de dollars. Plusieurs millions de dollars  auraient aussi été versés à Mr et Mme Safechuck.

Quelques années plus tard, au printemps 2013, les admirateurs de MJ ont subi une autre contrariété contre leurs arguments de défense. Le danseur-chorégraphe Wade Robson, un prodige rythmique comme Jackson lui-même, a accusé son mentor d'abus sexuel. Contrairement à Jordie Chandler, qui aurait été molesté pendant quelques mois, Wade a affirmé que Jackson avait commis plusieurs crimes contre lui, la sodomie anale et la soumission forcée à d'autres actes sexuels, alors qu'il avait entre sept et quatorze ans. Lui qui est devenu père a dit avoir subi deux «terribles dépressions» pendant les premiers dix-huit mois de la vie de son enfant, et que le déclic lui est venu de là. «Pour la première fois, j'ai réalisé que mes sentiments complètement inexplorés et engourdis envers Michael m'avaient causé des problèmes.» Dans un communiqué, son avocat, Henry Gradstein, a souligné que «Michael Jackson était un monstre et que chaque personne normale dans son cœur le sait». Face aux accusations de mensonge, Wade Robson a répondu qu'il ne s'agissait «pas d'un cas de mémoire refoulée»: «Je n'ai pas oublié un seul instant ce que Michael m'a fait. Mais j'étais psychologiquement et émotionnellement complètement dans l'incapacité de comprendre qu'il s'agissait d'agressions sexuelles». «À ce moment-là, (Michael Jackson) m'appelait tous les jours  et c'était de la manipulation complète et du lavage de cerveau», a-t-il ajouté. Mais, du côté du chanteur, on accuse le chorégraphe de vouloir profiter de la situation pour demander une rémunération.  Howard Weitzman, a rappelé que le plaignant «veut maintenant faire croire qu'il a commis un parjure au moins deux fois et a menti à tout le monde au sujet de M. Jackson depuis le début des années 1990, tout ça pour pouvoir aujourd'hui porter plainte et demander de l'argent. Sa plainte est scandaleuse et triste.»

Puis, un an plus tard,  Jimmy a lui aussi accusé Jackson.

Selon les documents déposés au tribunal des successions (affaire BP117321), dans les jours qui ont suivi la brève entrevue de Wade avec Matt Lauer de NBC, dans laquelle Wade, avec  colère, qualifiait Jackson de pédophile et de tyran sexuel auprès des enfants, Jimmy Safechuck  a ressenti une panique considérable  - Quand l'histoire de Wade a circulé, les questions de la conduite de Jackson avec ses «amis spéciaux» ont pris une nouvelle importance. Il a cherché un traitement auprès d'un thérapeute. En octobre 2013, il avait trouvé le courage de contacter les avocats de Wade.

La plainte de Jimmy Safechuck contre feu Michael Jackson.

Cher Jimmy,

Merci pour ta lettre. C'était agréable d'avoir de tes nouvelles ! J'ai été occupé à travailler sur une nouvelle vidéo pour mon album.

C'était sympa de travailler avec toi sur la pub Pepsi ! Peut-être que nous pouvons travailler ensemble à nouveau. J'aimerais que tu viennes me voir sur le plateau un jour, ou chez moi quand j'aurai du temps libre.

Continue de m'écrire des lettres ! J'adore avoir de tes nouvelles !

Je parle avec toi bientôt.

- Lettre de Jackson à Jimmy Safechuck, le 10 mars 1987.

il y avait des lettres douces au début, aussi «douces» que des lettres pouvaient l'être entre un garçon de neuf ans et un homme de vingt-huit ans, suivies d'appels téléphoniques fréquents et de visites au manoir de Hayvenhurst. Longtemps avant, Jackson avait commencé à distribuer des cadeaux à Jimmy. Lors de la première visite de la famille à Hayvenhurst, et pendant que Jackson et Jimmy étaient seuls, il a donné au garçon un globe (...) et, en secret, 700 $ en espèces. (Mr et Mme Safechuck ont réprimandé Jackson quand ils ont appris plus tard pour l'argent. Jackson «gloussa» des excuses, et a dit que s'il pouvait aider il le faisait.)

MJ a passé Thanksgiving dans la maison des Safechuck en 1987 puis il a emmené la famille en vacances de première classe  à Hawaï - Le jeune Jimmy et ses parents, selon son dépôt de plainte à la cour, étaient ravis d'être «avec quelqu'un qui était une «star» et qui avait le statut de célébrité avec la richesse qui va avec. Jackson donnerait aussi à Jimmy une de ses vestes Thriller, qu'il lui a repris des années plus tard parce qu'elle devait être exposée dans un musée, mais il avait promis au garçon que cette veste porterait le message «prêtée par Jimmy Safechuck», Jimmy a gardé d'autres vestes et costumes, qu'il prétend avoir encore.

Pour sa part dans ce processus de séduction, Jackson a également exprimé son affection pour son nouvel ami et sa famille adoptive, tel que retranscrit dans une partie d'une conversation entre les deux, et enregistrée sur le magnétophone du garçon en février 1988 :

Jimmy  : Que penses-tu du mensonge ?

MJ : Les gens inventent des histoire sur Moi.

Jimmy : Aimes-tu jouer ?

MJ : Mes choses préférées sont l'écriture de chansons, la performance et être avec Jimmy.

Jimmy : De nouveaux Plans ?

MJ : Court métrage de Smooth Criminal, nouvelle pub Pepsi, mais ma meilleure publicité Pepsi était celle avec Jimmy parce qu'il avait du coeur, la meilleure chose à propos d'Hawaï était d'avoir passé du temps avec Jimmy, d'aimer la famille de Jimmy et de passer du temps avec eux.

Selon la Plainte, page 6-7  Jackson, appelait Jimmy «Rubba» et dans d'autres parties de l'interview «travesty» qui veut dire simulacre en français. Jimmy a expliqué que «Rubba» était l'abréviation de «Rubberhead» soit tête de caoutchouc en Français. Des témoins oculaires des relations de Jackson avec les garçons soupçonnaient que le surnom avait un sous-entendu sexuel.

Les vacances payées par Jackson, étaient les premières parmi les nombreux voyages, tous frais payés pour la famille Safechuck. Ce qui avait commencé par une excursion d'affaires pour Pepsi, à Hawaï, s'est transformé en opportunité pour Jackson, afin de passer du temps avec son nouvel ami Jimmy. Le rapport de la visite de Jackson dans les journaux locaux racontent qu'il marchait avec le garçon le long de la plage ou visitait un centre commercial. A Hawaï, c'était aussi la première fois, dis Jimmy, que Jackson demandait si le garçon pouvait dormir avec lui dans sa chambre d'hôtel. Prudemment, Mme Safechuck a repoussé la demande. Il tentera à nouveau en mars 1988, environ un mois plus tard, lorsque Jimmy et sa mère se joindront à Jackson à New-York.  Les paparazzis ont photographié une sortie à Broadway  pendant ce voyage, alors que le trio était accompagné de Liza Minelli et qu'ils allaient voir Le Fantôme de l'Opéra ; Jackson et Jimmy se tenaient par la main, et plus tard il a emmené le garçon au magasin de jouets Schwartz. Jimmy se souvient que pendant qu'ils logeaient à la Trump Tower à Manhattan, Jackson a de nouveau pressé Mme Safechuck de laisser dormir Jimmy dans sa chambre, et encore une fois elle a dit à Jackson que son fils de dix ans resterait avec elle. Mais James raconte : «dès que je me suis réveillé, le lendemain matin, je me suis rendu dans sa chambre».

Alors que les répétitions du Bad Tour étaient en cours à Pensacola, en Floride, Jackson a proposé des vacances aux Safechuck. Les logements étaient des maisons louées près du centre de Pensacola où Jackson se produisait. Furtivement, il a convaincu les Safechuck, décrits dans les documents de la cour comme «peu sophistiqués», de permettre à Jimmy, 10 ans, de rester dans une maison pendant que MJ et Jimmy résideraient dans une autre.  Jimmy  se souvient que c'était la première fois qu'il restait avec Jackson pendant un voyage, bien qu' apparemment, Jackson n'avait pas encore emmené Jimmy dans son lit.

Quand Jackson a commencé à rester dans la maison Simi Valley des Safechucks, Jimmy a dit que ses parents lui avaient permis de dormir avec Jackson dans sa chambre, ou de partager une tente improvisée dans le salon si le décor de la chambre les ennuyait. Jimmy se souvient que Jackson «utilisait du ruban adhésif blanc pour former une coquille qui couvrait son nez», c'était son rituel avant le coucher, ce qui témoigne de la proximité du duo Jimmy/MJ.

On ne sait pas pourquoi les Safechuck ont permis à leur fils de dormir avec Jackson à certaines occasions et pas à d'autres (Jackson a plus tard abusé de Jimmy dans la chambre à coucher du garçon après l'avoir initié.)

Pendant ce temps, Michael Jackson et Jimmy Safechuck étaient officiellement devenus un couple uni qui commençait à se ressembler, comme ça a été le cas avec tous les «amis spéciaux» de Jackson.

Selon la plainte de Jimmy, Jackson a encouragé le gamin à s'habiller comme lui et à se laisser pousser les cheveux comme lui. Il l'avait persuadé de devenir sa version miniature. Jimmy l'a fait. Il a dit que lui et Jackson avaient passé de plus en plus de temps ensemble au fur et à mesure que l'année 1988 progressait. Comme prévu, Jackson ne voulait pas s'éloigner de la cible de ses affections et, comme il l'avait fait pour les vacances précédentes, le garçon de dix ans et ses parents ont été invités à se joindre au Bad Tour.

Les Safechucks rejoignirent l'entourage de Bad à la fin juin 1988. C'est très peu de temps après leur arrivée, que le sexe commença vraiment.

Hôtel Crillon à Paris

La suite de Jackson à l'hôtel De Crillon à Paris, a été décrite, étrangement sombre, quand Jackson s'est emparé de Jimmy. Dans des documents judiciaires déposés plus tard, il a été révélé que ce premier acte impliquait, Jackson 29 ans, enseignant à Jimmy 10 ans, comment se masturber. Enseigner deviendrait plus tard emblématique, puisque Jackson disait souvent à Jimmy que le garçon était l'agresseur sexuel dans leur relation, avec des citations du genre: «Tu m'apprends, et c'était ton idée, tu te rappelles ? »

Selon Jimmy, il partagera régulièrement une chambre et un lit avec Jackson pour le reste du Bad Tour.

En fait, le biographe Christopher Andersen note dans Michael Jackson : Unauthorized (p.230) que l'assistant de Jackson, Levine, avait remarqué qu'un seul lit semblait être utilisé dans les suites dans lesquelles Jackson et Jimmy dormaient, bien que deux lits étaient disponibles. Quand Levine a vu Michael à la fin de la journée, écrit Andersen, son employeur vêtu d'un pyjama était de retour dans son lit dans sa chambre d'hôtel - Encore avec son jeune compagnon - (Il se référait candidement à son ancien patron comme un «Chickenhawk» à la police en 1993.)

Jimmy raconte qu'après l'initiation initiale, l'abus a augmenté non seulement en fréquence mais aussi en variété. A une autre occasion pendant la tournée Bad, quand Jackson et Jimmy se sont livrés à un acte sexuel,  Jackson lui demandait  ...«de se vendre un peu»...Après cela il lui donnait des bijoux en récompense ...

Jimmy prétend qu'il possède encore certains bijoux que Jackson lui a donnés en échange de relations sexuelles, y compris un «collier avec un médaillon portant le visage de Jackson». C'est un cadeau intéressant en effet.

Gutierrez raconte une rencontre impromptue avec Wade Robson en juin 1992 et  la mère du garçon, Joy, sur la promenade de Venice Beach pendant la «phase d'enquête» de son livre. Il déclare que Joy était parée d'un bijou similaire:

Pendant que je me présentais, je remarquai qu'elle portait une chaîne en or avec un médaillon d'environ deux pouces et demi de diamètre ; il y avait le profil de Jackson dessus. Je lui ai demandé si Jackson le lui avait donné, et elle m'a répondu qu'il l'avait donné à son fils, et qu'elle aimait le porter.

Étant donné que Wade Robson a également accusé Jackson de molestation et a également reçu un collier «Jackson médaillon», ce bijou est une merveille, au même titre que le langage de code secret de Jackson «Beurre de canard» pour le sperme, «lumière vive» pour ériger un pénis, et «gratter à l'intérieur de la main de l'enfant avec l'un de ses doigts» comme «signal sexuel». Jackson possédait son propre symbolisme très privé.

Quand le Bad Tour fut  terminé, l'intérêt de Jackson pour Jimmy ne l'avait pas quitté. Jackson prit sur lui d'envoyer chercher Jimmy, seul, pour être avec lui chaque fois qu'il s'absentait de Californie. Un de ces voyages se passait à New-York pour les Grammy Awards en 1989. Jimmy se souvient que lors de ces visites à l'extérieur de la ville, Jackson l’agressait sexuellement dans son lit.

Alors que l'amour obsessionnel de Jackson et le prétendu désir sexuel de Jimmy Safechuck s'intensifiaient, «l'attachement émotionnel» du garçon à Michael Jackson - à un moment donné, Jimmy se souvient qu'il considérait Jackson comme son père, pas James Safechuck Sr..qui manquait d'une éducation collégiale.   Jackson a promis à Jimmy qu'il prendrait soin de lui, et a déclaré son dévouement au garçon. Jimmy a répondu en nature. Ces promesses d'amour sont devenues un rituel, dit Jimmy, c'était récité comme des chants spéciaux quand lui et Jackson étaient physiquement ensemble, ou au téléphone quand ils étaient séparés. Jackson devait entendre que son garçon l'aimait.

A un moment donné, Jackson - peut-être dans un état d'engouement agité avec Jimmy Safechuck et ayant besoin de consolider son emprise sur son «ami spécial» - a organisé une cérémonie de mariage secrète et a épousé Jimmy, avec une alliance. Jimmy dit dans sa plainte que Jackson a qualifié cela de «relation faussement engagée» qui devait rester seulement entre eux  et exigeait la monogamie. Du moins jusqu'à ce que Jimmy devienne un adulte.

Cela devenait de plus en plus bizarre entre eux,  en raison de la possessivité croissante de Jackson pour son nouvel «ami spécial» et de sa propre paranoïa coupable.

Pour Michael Jackson Neverland Ranch était son monde imaginaire où aucun comportement n'était interdit alors qu'il tentait de retrouver sa soi-disant enfance perdue. Jimmy dit dans sa plainte : MJ m'a avoué que son père, Joseph Jackson, le battait s'il foirait ou ne répétait pas, et qu'il s'accordait à présent l'enfance qu'il n'avait jamais eue.

Jimmy était le premier invité à passer la nuit au Ranch, bien avant que des équipements et caractéristiques typiques aient été ajoutés. Il n'y avait pas le grand panneau «Neverland Ranch», seulement la maison principale, la piscine et un trampoline. Bien que la maison ait été vendue à Jackson ainsi, les tristement célèbres carillons qui faisaient partie de la sombre mythologie de Neverland ne venaient pas de la propriété d'origine ; selon Jimmy, ils ont été placés en fonction de la paranoïa de Jackson : «MJ a finalement fait installer  des carillons dans le couloir de sa chambre afin qu'il puisse être averti quand les gens approchaient. Plus tard, il a fait installer des caméras vidéo».

En 1993, la police a fait une descente au ranch pour découvrir que le couloir de Jackson «chantait» alors qu'ils s'approchaient de la porte de sa chambre.

On a spéculé que, étant donné la longueur du couloir entre l'entrée du couloir et la chambre à coucher de Jackson, les carillons servaient à aider Jackson à dissimuler des rapports sexuels illicites avec de jeunes garçons. De plus, la porte de Jackson ne pouvait être déverrouillée que de l'intérieur et selon la déposition de Wade Robson, il y avait une «règle tacite» selon laquelle personne ne pouvait entrer dans la chambre de Jackson lorsque ce dernier était à l'intérieur et que le panneau ne pas déranger était affiché.

Il y avait plus d'un lit disponible dans la chambre à deux étages de Jackson, mais Jimmy, comme beaucoup d'autres «amis spéciaux» avant et après lui, dormaient toujours dans le lit de  Jackson lorsqu'ils visitaient le ranch. Même s'il était prévu au départ que le garçon devait dormir dans la chambre de Shirley Temple à l'étage, il n'y dormait pas. Jimmy se souvient que lui et Jackson avaient chamboulé la chambre à l'étage pour faire croire que Jimmy y dormait, apparemment dans le but de dissimuler leur partage du même lit aux femmes de ménage. C'était ironique si l'on considère que Jackson a dit plus tard dans les interviews avec Diane Sawyer, Martin Bashir, et Ed Bradley que dormir avec des enfants non apparentés étaient une manière pure et innocente de partager un amour.

Il semble que cette ruse a été abandonnée après un certain temps. Dans un journal remis plus tard à la police enquêtant sur l'affaire Jordie Chandler en 1993, l'ancien employé de Neverland, Mark Quindoy, qui travaillait au ranch avec sa femme Faye de mai 1989 à août 1990, raconta que lorsqu'il nettoya la chambre de Jackson, il remarqua à l'étage, que le lit dans la chambre de Shirley Temple, n'était jamais défait.  Il en avait conclu que Jimmy dormait dans le lit de Jackson.

A deux autres occasion - datées du 25 juin 1989 et du 5 mai 1990 dans le journal de Quindoy, directeur du ranch,  il est écrit qu'il avait vu les sous-vêtements de Jimmy sur le sol près du lit de Jackson.

Marck Quindoy décrivait plus tard un acte sexuel réel dans son journal daté du 12 août 1989, dans lequel il avait observé Jackson et Jimmy debout en train de s'embrasser dans le jacuzzi, comme s'ils étaient jeunes mariés, écrit-il, et Jackson caressant les parties génitales de Jimmy.

Jackson instaure un secret stricte que Jimmy suivra jusqu'à sa révélation des années plus tard.

Il a régulièrement demandé à Jimmy de faire ce que Jackson avait appelé «des exercices», dans lesquels Jimmy «s'entraînait à enfiler ses vêtements très vite et  à partir tranquillement pour que les gens ne l'entendent pas». Cela sans doute, était utile si un ami de l'école accompagnait le garçon lors de ses séjours à Neverland. Son meilleur ami, Luke Martinez, était là à plusieurs occasions, et pendant un séjour d'une nuit, alors que les garçons appréciaient une «soirée pyjama et des activités de type jeux» avec Jackson, Jimmy et Jackson «se faufilaient discrètement» pour être seuls. Loin de Luke dans un endroit isolé du Ranch, des abus sexuels se produisaient alors, se souvient Jimmy. Luke n'a jamais découvert pourquoi ses deux copains de soirée pyjama étaient partis loin. Jimmy et Jackson «étaient toujours prudents quand d'autres personnes étaient là».

En effet, la discrétion était la priorité numéro un de Jackson, car le couloir de la chambre avec les carillons, les écoutes téléphoniques et les vidéos pour espionner ses employés et les invités du ranch l'indiquent. 

En dépit de ses effort pour faire taire Jimmy sur les relations sexuelles qu'il avait avec lui, Jackson ne faisait pas totalement confiance à la capacité d'un garçon de 11 ans à ne rien raconter à sa maman. Il était paranoïaque comme Jimmy s'en souvient ; il avait même viré un chauffeur de limousine dont le travail consistait à conduire le garçon entre la maison des Safechuck et les résidences de Jackson, simplement parce que la mère avait posé des questions au sujet de MJ. Après cela Jackson a conduit lui-même et ramené lui-même l'enfant à son domicile, indique la plainte.

Jackson devait savoir qu'il était un criminel et que ce qu'il faisait avec Jimmy derrière les murs de sa forteresse de Neverland pourrait le conduire en prison - même s'il pensait que les abus sexuels d'amis spéciaux, était un aspect de «l'enfance» qu'il n'avait pas eue et voulait rallumer. Avec la peur aigüe d'être découvert, sa campagne de lavage de cerveau, instillait la peur chez le garçon de onze ans, il lui disait que si quelqu'un découvrait ce qu'ils faisaient, leur avenir serait terminé, «fais attention à ce que personne ne découvre rien».

Les mensonges de Jimmy ne dérangeaient pas Jackson. Il lui disait «c'est normal de mentir à d'autres personnes sinon rien ne serait possible si tu ne le faisais pas», c'était simplement une autre maxime essentielle pour être «son ami spécial».

Ironiquement, dans le contexte de tous ses messages obsessionnels, comme «Il faut garder le silence», Jackson semblait se délecter de ce qu'il croyait être sa propre évasion d'enfance.  Jackson le «Joker» consommé, comme Jimmy l'a appelé, aurait fait des acrobaties telles que cracher sur des chaussettes et les jeter depuis des balcons à ses admirateurs ou utiliser des pistolets laser pour projeter de faisceaux de lumière rouge dans les chambres adjacentes des locataires de l'hôtel. Sa propre dépravation narcissique à travers des farces perverses jouait  en sa faveur sur son petit ami impressionnable.

«Pas de filles, de chiennes, de génisses ou de houes», était le premier des six voeux de Jackson. Michael Jackson avait ordonné à Jordan Chandler de les réciter trois fois par jour. le garçon a également dit le 6 octobre 1993 que Jackson n'aimait pas qu'il emmène avec lui une fille. Jimmy Safechuck peint une image semblable de la vie avec son vieil ami possessif. 

Comme James s'en souvient, Jackson était jaloux de l'attirance des garçons pour des petites copines. Jackson n'était pas satisfait de la nature de ce genre de choses et se fâcha en découvrant que, au delà de leur monde secret de Neverland, Jimmy plaisait à une petite fille d'âge scolaire.  Jimmy trouvait aussi Sheryl Crow très belle,  alors le plan de Jackson consistait à étouffer l'ardeur de son garçon en bombardant Jimmy avec des photos capturées furtivement par Jackson lui-même, de Sheryl Crow,  sans maquillage, pour essayer de convaincre le garçon, que la chanteuse aux cheveux de caniche était simplement trop moche et donc indigne de ses fantasmes d'enfance. Jackson ne voulait pas de compétition.

Sa manipulation de Jimmy contre Crow offre une note amusante et ironique à ce que le biographe Christophe Andersen a rapporté dans Michael Jackson : Unauthorized. Andersen, qui était rédacteur en chef au magazine People and Time, a gardé le doigt sur le pouls des tabloïds pendant le Bad Tour. Il a noté que Jackson et Crow étaient fréquemment considérés comme un couple, et que leur performance sur scène était probablement responsable des commérages,  (Bien qu'Andersen soupçonnait que l'équipe de relations publiques de Jackson était derrière ces histoires). Les deux ne se rencontraient jamais après s'être caressés devant les spectateurs ; peut-être que Jackson la trouvait sans attrait. Jackson aimait souligner les «défauts physiques» des femmes, dit Jimmy - un contraste significatif avec les anecdotes souvent répétées de l'hétérosexualité présumée de Jackson et prouvée, parce qu'il avait fait des commentaires positifs, prétendument virils sur l'apparence des femmes.

Jimmy se souvient que lorsqu'il était avec Jackson, il s'était demandé s'il était gay, comme Jackson semblait l'être. La jalousie oppressive de Jackson et son mépris pour les femmes ainsi que l'abus sexuel inexplicablement agréable était sans aucun doute la source de sa confusion.

Dans sa révélation peut-être la plus stupéfiante, Jimmy déclare que Jackson lui avait confié à plusieurs reprises, ce qui semble être un indice important derrière ses mariages éphémères, suspects et infructueux : L'utilisation du mariage par Jackson, était un outil de relations publiques. Jackson a souvent dit à Jimmy qu'il aurait besoin de se marier pour se protéger de la perception du public, affirme la plainte.

Si le cynisme de Jackson est vrai, il est alors intéressant de noter que les allégations d'abus sexuels de Jordie Chandler ont probablement amené Jackson à une ruse plus urgente. Son prétendu  mariage avec Lisa Marie Presley en mai 1994 a eu lieu environ quatre mois après le règlement de l'affaire Chandler ; dans des entrevues, le couple a affirmé qu'ils sortaient ensemble environ quatre mois avant le soi-disant mariage. Jackson avait rapidement mis son plan à exécution. Tout s'est effondré en moins de deux ans.

Son mariage avec Debbie Rowe suivit peu de temps après, en novembre 1996, lorsque les deux échangèrent leurs voeux lors d'une cérémonie non romantique dans une suite d'hôtel Australienne. Rowe était enceinte de plusieurs mois pendant leurs noces. C'était une étape importante pour Jackson : La loi Californienne accorderait d'office la paternité à Jackson s'il épousait une femme enceinte avant la naissance du bébé. Il pourrait alors imposer non seulement des exigences ancestrales et faciliter les vérifications rigoureuses exigées par les agences d'adoption américaines. Sinon Jackson n'aurait  probablement pas pu adopter des enfants. Une fois que Rowe a donné naissance aux deux enfants de Jackson, elle a disparu de leur vie et a reçu une allocation de plusieurs millions pour ses services.

A cette époque il était entouré de garçons comme Frank et Eddie Cascio et Omer Bhatti, Jackson a fait venir ce dernier dans son ranch en 1997 sous le prétexte que ce prodige de la danse avait besoin d'un mentor, et pire, disant de lui qu'il était un fils perdu depuis longtemps. Comme pour toute star Hollywoodienne, Jackson devait cacher ces peccadilles sous une couverture d'hétérosexualité feinte. Mais surtout il cherchait à se camoufler d'être l'amant des garçons derrière la façade d'un père marié et  surtout d'un père de famille.

De 1988 à 1992, alors que Jimmy Safechuck avait entre dix et quatorze ans, Michael Jackson et lui auraient eu des actes sexuels «plus de cent fois» après leur première rencontre à Paris. Lorsque les parents Safechuck ont voulu plus tard informer leur fils sur l'éducation sexuelle, le garçon était malheureusement bien entraîné dans cet art. Selon Jimmy, cette composante physique de «l'amitié» est rapidement devenue normale et routinière, comme cela aurait été le cas pour n'importe quel autre couple - sauf, bien sûr, que c'est illégal de faire l'amour avec un jeune garçon.

Jimmy allègue qu'au-delà de ces engagements initiaux pendant le Bad Tour, Jackson abusait sexuellement de lui dans toutes ses habitations : Neverland Ranch, Westwood, los Angeles, ou son Hideout dans Century City.

Au ranch, Jimmy se souvient du «Placard dans le placard» de Jackson - La «salle secrète» mythologiquement utilisée par les premiers propriétaire du ranch pour stocker des vêtements de fourrure coûteux. Jackson non seulement y gardait des bijoux, mais utilisait cet endroit isolé pour molester le garçon. Dans un plus grand placard situé de l'autre côté de sa chambre à deux étages, Jimmy se souvient que le roi de la pop déposait une couverture sur le sol avant les activités sexuelles.

Dans son Hideout secret, Jackson et Jimmy buvaient de l'alcool et regardaient de la pornographie. Certains de ces documents étaient des «livres étranges et explicites», avec des adultes engagés dans des actes sexuels ; certains étaient des films. Jimmy dit que Jackson divisait les films en deux catégories. Le porno hétérosexuel et adulte, et d'autres films, dans lesquels des enfants se masturbaient ! Jackson a insisté sur le fait que les images n'étaient pas «vraiment pornographiques».

La distinction de Jackson entre les deux groupes de sexe filmé vient sans doute du fait que ces films pédophiles n'étaient que des films étrangers explicites et, par conséquent, il n'était pas illégal de les posséder.

Dans Michael Jackson Was My Lover, l'auteur Victor Gutierrez note l'utilisation par Jackson du magasin de location de vidéos alternatives "Video West", situé dans le quartier historique gay de West Hollywood, près du studio d'enregistrement Larrabee de Jackson et connu pour sa vaste collection de films homo-érotiques:

Le magasin propose une grande variété de vidéos avec des sections sur la pornographie homosexuelle, d'autres thèmes gays et des films cultes, parmi lesquels divers films traitant de la pédophilie. Des films tels que «la saveur du maïs», «Vous n'êtes pas seul» et «une amitié spéciale» ont été personnellement loués par Jackson dans ce magasin.
....Certains des autres films que Jackson louait étaient ceux dans lesquels de jeunes garçons apparaissaient nus ou à moitié nus dans beaucoup de scènes. La plupart d'entre eux étaient des films européens tels que «Robby» et «Pelle le conquérant». il y avait aussi des thèmes libéraux historiques et étrangers sur les mineurs qui se prostituaient, certains qui avaient été abusés et fuyaient leurs maisons vêtus seulement de sous-vêtements, et d'autres qui se baladaient nus et se masturbaient dans des films tels que : «Acla», «Lakki», «Les orphelins», et «la liberté est le paradis».

Bien que la police ait trouvé des centaines de vidéocassettes dans la cinémathèque de Jackson en 1993 et en 2003, elle n'a pu récupérer aucun film - même légal - montrant des enfants se livrant à des actes sexuels. Ils trouvèrent cependant des livres de garçons nus, du même âge que les «amis spéciaux» de Jackson.

Lorsque la police a appris plus tard que le chauffeur dévoué de Jackson, Gary Hearne, avait confisqué un porte-documents et une valise suspects dans l'appartement Hideout du chanteur sous les ordres de Jackson et son enquêteur privé Anthony Pellicano, (qui  par la suite a nié posséder les articles), la police soupçonnait une dissimulation délibérée.

Loin du rythme effréné du Bad Tour, Jimmy Safechuck a été le compagnon constant de Michael Jackson de 1989 à 1991 à Neverland. Les deux ont été fréquemment aperçus ensemble dans les magasins de déguisement, de magie,  The Sharper Image, et comme le rappelle Jimmy, la  célèbre bijouterie Zales en mai 1989. Jackson aurait acheté là, les alliances pour leur cérémonie symbolique de mariage. Le déguisement que Jackson portait ce jour là a effrayé les commerçants dans la plupart des magasins de Simi Valley, qui appelaient alors la police.

Mais entre 1990 et 1991, alors que Jimmy entrait dans la puberté, Jackson commença une phase de «transition» avec l'enfant de douze ans. Il avertit le garçon qu'il y aurait «d'autres amis» en plus de Jimmy, et que Jimmy le verrait avec d'autres personnes et qu'ils continueraient plus tard. Jackson voulait ainsi réprimer la jalousie de Jimmy et lui faire comprendre qu'il finirait par être chassé du nid de Neverland.

Jackson avait plusieurs «amis spéciaux» pendant sa période de transition avec Jimmy Safechuck. En 1990, Wade Robson, prodige de la danse dès sept ans, entre dans sa vie. Après avoir vu Home Alone en 1991, Jackson  commence à se montrer avec Macaulay Culkin, onze ans, un blond aux yeux bleus avec des lèvres rouges ; Plus tard il emmenait la famille Culking aux Bermudes, un voyage surnommé «The Honey moon» dans la presse à scandale. En décembre 1991, Jackson a rencontré Brett Barnes, âgé de neuf ans, après lui avoir envoyé pendant quatre ans des appels et des lettres. Brett, un garçon australien à la peau bronzée, figurait en bonne place dans la dissolution de «l'amitié spéciale» entre Jackson et Jimmy et marquerait la fin de l'abus sexuel de James. Il était devenu trop grand et trop vieux.

Après le scandale Chandler, Jackson ne courrait plus main dans la main avec ses nouveaux «amis spéciaux». En 1996 au cours du History Tour, il a découvert le minuscule Omer Bhatti de treize ans qui traînait dans le hall de son hôtel Tunisien), il préférait les garçons prépubères.

MJ / Brett Barnes

En 1992, Brett Barnes était dans les petits papiers du roi de la pop, c'était une intrusion qui attristait le jeune adolescent Jimmy Safechuck. Brett avait quatre ans de moins et avait déjà commencé à dormir avec Jackson dans son lit dès la fin de la première semaine de son premier séjour à Neverland l'année précédente. Jimmy dit qu'il est «devenu intérieurement jaloux de Brett à cause du temps et de l'attention que Jackson lui consacrait». Une vaine tentative du jeune garçon de treize ans de se lier d'amitié avec Barnes, alors âgé de dix ans, n'a pas atténué la perspective de la «rupture imminente» - Jackson perdait rapidement intérêt. Un soir de fin de semaine, alors que Jackson, Jimmy et Brett se trouvaient dans l'appartement Hideout de Jackson, Jackson et Brett s'enfermaient dans la chambre de Jackson, tandis que Jimmy restait seul sur le canapé.

Brett prendrait aussi en compte la relation de Jordie Chandler avec Jackson. Brett avait été choisi comme étant «L'ami spécial» de Jackson l'année précédant la venue de Jordie Chandler dans la vie de la star, et, comme le garçon l'avait dit au Dr. Richard Gardner, Jackson avait tenté d'utiliser l'expérience de Brett contre lui:

Il a dit que, euh, s'il voulait que je fasse quelque chose avec lui, il dirait que Brett avait fait ça avec lui, pour que je le fasse aussi. Et quand je ne le faisais pas, il disait que je ne l'aimais pas autant que Brett.

Jordie Chandler

Dans une autre partie de l'interview, Jordie dit :
Mais quelque part, pendant le voyage, je lui ai dit : «Je n'ai pas aimé quand tu as mis ta langue dans mon oreille et que tu as attrapé mes fesses. Une fois de plus, il a commencé à pleurer et à me culpabiliser, à dire qu'il n'y avait rien de mal à ça, et à se référer à Brett en disant, Brett ne dirait rien si je lui faisais ça.

Jordie avait le luxe d'être «nouveau», même s'il était difficile. Mais pour Jimmy, bien que disposé et complaisant après des années de toilettage par Jackson, tout finirait cruellement, en avril-mai 1992, lors du tournage de «JAM» à Chicago. Brett et sa mère accompagnaient Jackson pendant que la vidéo était filmée avec la star du basket Michael Jordan et le groupe de hip-hop des années 90 Kriss Kross. Wade Robson était  là pour danser dans la vidéo, bien qu'on ne le voie qu'une fraction de seconde à l'écran.

Jimmy, maintenant âgé de quatorze ans, est arrivé plus tard à Washington DC, un voyage que Jackson avait organisé et financé pour l'adolescent.

Selon tous les témoignages, celui de Jimmy inclus, quand Jackson ne travaillait pas sur la vidéo, il consacrait son temps à Brett Barnes. Joy Robson s'est également souvenue en 2005 lors du procès de Jackson, qu'elle et son fils n'avaient vus Jackson que sur le plateau, même pas pour le déjeuner, et ils ne savaient pas dans quel hôtel il séjournait pendant le séjour.

Jimmy savait, cependant. Brett Barnes dormait avec Jackson dans sa chambre d'hôtel, et, comme ils l'avaient fait tous les trois dans l'appartement Hideout du chanteur, Jimmy fut relégué seul dans une pièce. Il était jaloux et le rejet était bouleversant, se souvient Jimmy. Il pleurait à ce sujet ce qui agaçait Jackson,   dans les deux jours qui ont suivi, Bill Bray, le chef de la sécurité/garde du corps de Jackson, lui a dit qu'il allait être renvoyé chez lui, et le lendemain, il s'est retrouvé dans un avion le ramenant en Californie plusieurs jours avant son départ prévu.

Le désintérêt de Jackson pour Jimmy a également été témoigné par le couple Français Philip Lemarque et Stella Marcroft. Le couple avait travaillé pendant neuf mois au ranch, il ont essayé de vendre un compte rendu du comportement de Jackson avec Macaulay Culkin au tabloïd National Enquirer ; malheureusement, c'était en 1991 à l'époque où   Jackson était vu par le public comme un homme-enfant excentrique dont l'amour pour les enfants devait juste être considéré quelque peu ennuyeux, l'article n'a pas été cru.

Dans une interview datée du 28 août 1993 (cataloguée deux jours plus tard par le bureau of Investigation de Los Angeles et déposée sous le numéro de reçu 08860 par le détective Carlos Perez), Philip et Stella Lemarque ont mentionné Jimmy:

Stella : Oui, Jimmy Safechuck était souvent là, très souvent, mais ensuite il est devenu trop vieux et n'est plus venu au ranch.
Philippe : Il appelait tout le temps, mais Michael disait : «Dites-lui que je ne suis pas là» Lemarque souriait à ce sujet.

Ils ont répété une histoire similaire dans un documentaire  britannique en  2005 - Michael Jackson's Boys -    Lemarque et Marcroft ont dit ce qui suit concernant un week-end quand Jimmy est venu au ranch et que Jackson restait introuvable:

Philippe : J'ai installé la table puisque Michael devait être là au dîner. Et ce fut ainsi pendant tout le week-end.
Stella : Oui il n'est pas venu
Philippe : Oui, il ne venait pas
Stella : Il était finalement à Los Angeles
Philippe : Il ne nous disait pas qu'il ne viendrait pas, c'est tout.
Stella : Jimmy est trop vieux
Philippe : Oui, trop vieux
(Stella rit et hausse les épaules)

Mais en 1993, quand Jackson a été accusé de molestation par Jordie Chandler, son «ami spécial» le plus récemment acquis, il avait désespérément besoin de tous ces garçons jadis mis de côté. 

Sous l'orchestration d'Anthony Pellicano, Brett Barnes, onze ans, a été projeté devant les caméras de télévision pour défendre Jackson, mais il a laissé échapper que Jackson avait l'habitude de dormir avec de jeunes garçons, dont lui-même. Wade Robson, 10 ans, a suivi l'exemple de Brett, faisant également  des déclarations sur le partage du lit de Jackson. Mais avec les histoires absurdes qui ont été racontées sur un «très grand lit» qui était tout simplement trop large pour que Jackson ait pu toucher un seul de ses petits compagnon ne serait-ce qu'avec  un orteil - et encore moins avec ses mains ! C'est à ce moment là que le public Américain,  a trouvé étrange que Jackson dorme dans son lit avec des enfants non apparentés.

Jimmy Safechuck, alors âgé de quinze ans, ne s'est pas exprimé à la télévision, mais était dirigé par Jackson dans la même direction que son équipe de rêve. Jackson avait préparé la famille Safechuck à croire que «les revendications étaient une tentative d'extorsion complète par la famille Chandler», raconte la plainte. «Les parents Safechuck ont été convaincus qu'il ne pouvait pas faire de mal» et ils ont décidé d'aider Jackson.

Le conditionnement de Jackson à propos du secret sur le sexe s'est avéré efficace sur Jimmy. Après avoir rencontré l'un des avocats de Jackson à son bureau et répété des questions et des témoignages, le garçon a continuer à nier l'abus, lors d'un procès civil organisé par l'avocat de Chandler avec Larry Feldman en novembre 1993. Ce témoignage et cette déposition serait sa seule déclaration faite en faveur de Jackson. Mais compte tenu des circonstances telles qu'alléguées dans les dossiers judiciaires de Jimmy, la défense de Jackson ne s'est pas servie du garçon brisé et maltraité et encore abruti par son idole pop, peut-être ont-ils voulu le protéger au moins émotionnellement.

Plusieurs rapports antérieurs au dépôt de Jimmy Safechuck ont donné l'impression qu'il avait été déstabilisé dans sa relation tourbillonnante avec Michael Jackson.

Les documents de Jimmy Safechuck semblent confirmer ces rapports antérieurs.

Jackson a continué à soutenir financièrement le garçon, affirment les documents. Il a financé ses sorties de Week-end et ses cours avec des professeurs et des gens de l'industrie cinématographique.

Jimmy Safechuck était appelé Jimmy Andrews, alors qu'il travaillait sur le teaser HIStory de Jackson ainsi que pour la vidéo en 1995 de Earth Song. Je ne pense pas que Jackson s'inquiétait pour Jimmy, il n'avait plus de véritable intérêt pour l'adolescent, mais il pensait certainement que s'il ne lui donnait pas un peu d'attention, le garçon aurait pu le dénoncer.  Quand Jimmy a eu 17 ans, après ces brèves connexions avec son ancien ami, la sympathie spéciale de Jackson envers Jimmy s'est totalement éteinte. Alors que Jimmy était étudiant dans un lycée il  commença à souffrir d'attaques de panique et d'anxiété. Il devait quitter l'endroit où il se trouvait pour retrouver son calme et reprendre ses activités interrompues par ses réactions de peur et de panique. Jimmy dit qu'à cette époque, il n'avait aucune idée de ce qui n'allait pas chez lui. 

Jimmy Safechuck voulait faire des études à l'université, mais pas dans le cinéma. Cependant Jimmy a été impressionné par l'intérêt de Jackson pour le cinéma, Jimmy allègue que ses parents «peu sophistiqués» ont été amenés à croire les promesses de Jackson envers leur fils dans le cinéma.  

Jackson aurait dit aux parents Safechuck que leur fils n'avait pas besoin d'aller à l'université et les a convaincus de ne pas le laisser suivre des cours dans les grandes écoles. Dans une conversation avec Jackson, la mère du garçon lui a déclaré que son fils finirait par faire ce que lui-même faisait dans sa carrière, MJ a opiné, déclarant que ce jour là viendrait et que Jimmy deviendrait réalisateur.

Bien que Jimmy Safechuck ait débuté comme acteur enfant dans des publicités télévisées, il ne deviendra jamais cinéaste, mais très doué pour les mathématiques, il est maintenant programmateur en informatique avec une spécialisation dans les design web.

Près de dix ans se sont écoulés avant que Jackson ne fasse une autre apparition égoïste dans la vie de Jimmy.

En 1994 Jackson conclura  un règlement de plusieurs millions de dollars, pour sauver sa peau, Puis les lois en Californie ont été changées pour interdire de verser de l'argent dans le but  d'entraver un dépôt criminel. L'affaire Gavin Arvizo, nécessitera beaucoup d'efforts pour que  Jackson  reste un homme libre.

Encore une fois, Jackson devait consulter ses anciens «amis spéciaux». Les procureurs avaient l'intention de laisser entendre que Jackson les avait tous molestés avec la preuve 1108 du code pénal. Cette dernière avait permis à l'État d'apporter la preuve des prétendus «mauvais actes antérieurs» de Jackson, par le biais de témoignages de victimes et de témoins oculaires, ce qui accréditait alors les allégations contre Jackson.

Les victimes présumées étaient sept anciens garçons, maintenant des hommes : Jonathan Spence, Jimmy Safechuck, Jason Francia, Wade Robson, Macaulay Culkin, Brett Barnes, et Jordie Chandler.

Jordie Chandler a refusé de témoigner, disant qu'il voulait poursuivre sa vie ; cette révélation était sans doute un soulagement pour la défense. Mais l'accusation avait toujours Jason Francia pour soutenir les réclamations de Gavin Arvizo.

Plus tard June Chandler, témoignera à la place de Jordie.

Jackson a réussi à convaincre Brett Barnes, Wade Robson et Macaulay Culkin de témoigner en sa faveur, tandis que les autres avaient été assignés à comparaître.

Jackson a appelé Jimmy, alors dans la mi-vingtaine, à plusieurs reprises tout au long du procès dans l'espoir de le faire venir à la barre, afin qu'il nie ce que les cuisiniers de Neverland avaient prétendu avoir vu entre Jackson et Jimmy, selon la plainte. Mais Jimmy ne s'est jamais présenté. 

Lors du premier appel, Jackson a essayé d'amadouer Jimmy, en lui disant qu'il voulait l'aider pour sa carrière de réalisateur, mais Jimmy a refusé.

Selon la plainte, Jackson s'est mis en colère et l'a menacé. Jimmy lui a répondu «de ne plus jamais l'appeler» qu'il voulait la paix.  Jimmy se souvient qu'il a intensifié ses menaces, en lui disant qu'il le «Parjurerait» pour les déclarations qu'il avait faites sous serment à l'âge de quinze ans,  lors de sa déposition en novembre 1993, puis il a tenté de l'intimider en lui faisant croire qu'il pourrait se retrouver en prison. Lorsque l'appel a pris fin, Jimmy a paniqué, selon les documents judiciaires. Il redoutait que sa mère puisse apprendre quelles avaient été ses vraies relations avec Jackson.

Jimmy dira tout de même à sa mère que Jackson lui avait téléphoné et qu'il ne témoignerait pas pour lui, car il était un homme mauvais, en lui épargnant les détails crasseux.

Jackson a plus tard appelé lui-même Mme Safechuck, pour lui demander de convaincre Jimmy de changer d'avis à propos de son témoignage, il voulait aussi qu'elle et son mari témoignent  sous serment pour sa défense. Mme Safechuck a gardé le secret de son fils, et aucun des deux parents n'ont défendu Jackson.

Les avocats de Jackson et son assistante de longue date Evvy Tavasci ont fait une autre tentative auprès de Jimmy, mais il a repoussé leurs demandes en déclarant qu'il n'avait  plus rien à voir avec Jackson.

Le dernier appel de Jackson, dit Jimmy, semblait «répété», il lui rappelait les écoutes qu'il avait placées sur les téléphones du ranch de Neverland. Cela s'est passé vers la fin du procès Arvizo, certainement au moment où, malgré la confiance de Jackson  envers Tom Meserau, l'affaire était pleine de trous. Il avait besoin de Jimmy et était désolé qu'il ne soit pas là pour lui. Le ton qu'employait Jackson pour le lui dire, le rendait très mal à l'aise et le plaçait en mode panique. Jackson a insisté, lui disant que Gavin Arvizo, comme il l'avait dit à propos de Jordie Chandler dix ans plus tôt, n'était intéressé que par son argent. Mais Jimmy a résisté. Il lui a dit «de ne plus jamais essayer de l'appeler ou de lui parler de nouveau, et il a raccroché.»

Au procès, Tom Mesereau, plaidant contre 1108 témoignages, a déclaré ce qui suit le 28 mars 2005 - Onze jours après le contre-interrogatoire de Kiki Fournier:

Jimmy Safechuck, nous a dit que rien ne s'était passé. Nous ne proposons pas de l'appeler comme victime présumée, mais nous avons encore une fois un groupe qui cherche à gagner de l'argent sur l'affaire, des gens qui ont été jugés pour avoir menti, et ils sont des menteurs. Ces gens ont demandé de l'argent aux tabloïds contre leurs histoires, et certains ont demandé de l'argent à Michael Jackson.

L'équipe de Jackson n'avait aucune intégrité, en particulier lorsqu'ils ont prétendu que Jimmy Safechuck s'était marié à Neverland, pour laisser croire que Jackson et Jimmy étaient restés en bons termes.

Les expériences de Jimmy avec Jackson n'étaient pas résolues. Malgré les abus sexuels et la façon dont il l'avait «jeté de sa vie», Jimmy ressentait des souffrances de culpabilité envers l'homme car il l'avait en fait, «profondément aimé et idolâtré».

Les choses se sont effondrées quand il a fondé une famille. Alors que sa femme était enceinte de leur fils en 2010, on lui a prescrit du Xanax, un médicament qui masque l'anxiété en atténuant ses symptômes. Cela ne l'a pas aidé et ses inquiétudes ont refait surface ; à la fin de 2010, après la naissance de son fils, Jimmy aurait ressenti  lui-même des pulsions pédophiles selon les tabloïds, et des potins se sont répandus sur cette spéculation excessivement dramatique, utilisée intentionnellement pour rabaisser la perception de James en  faveur de celle de Michael Jackson.

C'était basé sur la phrase suivante de L'Estate de Jackson contre le dépôt de plainte de Jimmy:

Safechuck a allégué qu'il s'était inquiété d'avoir des pulsions pédophiles à la naissance de son fils et qu'on lui avait prescrit du Xanax pendant la grossesse de sa femme en 2010.

Le domaine avait négligemment résumé les faits présentés dans la plainte de Jimmy. Les documents originaux cependant, ne soutiennent pas du tout l'idée que Jimmy ait jamais eu ce que l'on appelle des pulsions pédophiles. Au lieu de cela, Jimmy a été ému par l'innocence de ses enfants, leur vulnérabilité, et avec une peur paranoïaque, son esprit a dérivé vers le pire des scénarios. Bien qu'il ait eu de sombres ruminations, les documents ne s'accordent pas avec l'idée que quelque chose chez lui aurait pu mettre son fils et sa fille en danger. Jimmy a gardé ses craintes en lui-même, seule sa mère était  partiellement au courant  depuis 2005 que Jackson ne s'était pas bien comporté avec lui. Personne d'autre ne le savait, insistent les documents, pas même sa femme qui, sans doute, a subi les conséquences de sa lutte intérieure sans en connaître la cause.

L'histoire a été racontée depuis mai 2014, la confession de Wade Robson a déclenché à nouveau en Jimmy  des problèmes de panique et d'angoisse et des inquiétudes cauchemardesques concernant ce qui pourrait arriver à ses propres enfants. Ces problèmes l'ont amené à consulter un thérapeute.

Jimmy a été sérieusement amoché par les actions odieuses de Michael Jackson, la personne même qu'il aimait profondément et idolâtrait. Il a été dépouillé d'une enfance normale et a été brisé adulte alors qu'il devait recoller les morceaux de sa vie. Il a souffert pendant des années et continue à éprouver des sentiments de culpabilité significatifs ; la honte ; la haine de soi ; un faible concept et estime de soi ; l'incapacité de faire confiance aux autres ; la détresse dans des situations sociales, la difficulté à s'exprimer dans son intimité, affection et sexualité ; il a une vision négative des gens, en particulier des hommes, et du monde. Les rêves de sa vie et le sens de sa vie dans le monde ont été brutalement compromis, sa capacité à être un bon père et un mari sûr et aimant est menacée.

- Plainte, page 6

Jimmy Safechuck dit de manière poignante dans sa plainte que la réflexion sur ses expériences avec Michael Jackson (un an et demi de pré-molestation, et environ trois ans d'abus sexuels) s'était produite surtout au contact de ses propres enfants.  Il en  est arrivé à la  conclusion qu'un adulte ne pouvait pas dire que c'était l'idée de l'enfant. Pourtant, tout ce qui s'était passé à ce moment là, après ce faux consentement, lui semblait moins affreux que dans la réalité. Jackson lui avait dit : «Tu m'apprends», «c'était ton idée, tu te souviens ?», et «voilà comment nous nous montrons notre amour». Avec l'aide d'un thérapeute, la reconnaissance de ce genre de toilettage insidieux a rappelé à James  ce que Jackson lui avait fait alors qu'il était enfant, et que c'était un comportement malade et pervers, révèlent les documents.

En fait, c'est la capacité de comprendre ce genre de connexion qui deviendra le problème principal de Jimmy Safechuck, il en fut de même pour Wade Robson.

Parce que les victimes étaient sans doute trop «dorlotées» par leur agresseur pour s'exprimer. La loi Californienne (article 340.1 du PCC) reconnaît que faire le lien par une victime entre leur maladie ou leur blessure psychologique et l'abus sexuel subi est une étape cruciale dans la prise de conscience et qu'il faut poursuivre un abuseur pour les dommages qu'il a causés, mais il faut du temps et souvent une intervention psychothérapeutique pour répondre à ce dilemme. 

Si Jimmy Safechuck a déposé une réclamation tardive malgré les limites statuaires définies dans l'article 9103 du code des successions et dans l'article 366.2 du CPP, il devait convaincre le juge  : (a) que c'était seulement après un traitement récent qu'il pouvait pleinement comprendre que l'abus sexuel par Michael Jackson l'avait conduit à des états de «panique, de dépression et d'anxiété». et surtout (b) que la compréhension  tardive de ce lien entre l'abus et la blessure était due au lavage de cerveau et aux menaces de Jackson pour le garder placide.

C'était l'argument que les avocats devaient faire valoir.

Par la suite, une déposition modifiée avec des arguments plus forts a été déposée. Selon les reportages, le juge a probablement sourcillé sur l'incongruité de l'insistance de l'avocat de Jimmy Safechuck,  Maryann Marzano. Suite à  la plainte le juge a pensé que  «le prestataire n'avait aucune preuve que la relation d'enfance à long terme avec Jackson était remplie de plus de 100 actes d'abus sexuels entre 9 et 10 ans et jusqu'à la puberté - Des actes qui ont donné lieu à cette plainte avant fin mai 2013, et le fait que Jimmy ait dit à sa mère en 2005 que Jackson était un homme «mauvais» qui l'avait maltraité. 

Marzano a précisé dans sa déclaration à l'appui du dépôt que ce sont les «techniques de lavage de cerveau et d'intimidation» de Jackson qui avaient brouillé la «distinction entre l'abus sexuel, l'amour et l'affection véritables» dans l'esprit du jeune garçon et de l'adulte Jimmy. Il lui faisait croire que «l'activité sexuelle entre un enfant et un adulte était normale et que l'enfant était responsable du comportement abusif». C'est pour cette raison, argumente Marzano, que Jimmy était incapable d'apprécier le sérieux non consensuel de la nature de sa relation avec Jackson jusqu'à ce que la thérapie démontre la causalité entre l'abus sexuel et sa souffrance psychologique. Le médecin qui a rédigé le certificat médical de Jimmy après l'avoir entendu pendant treize heures et demie sur quatre séances est arrivé à la même conclusion crédible.

Mais l'avocat  confondait  l'histoire de Wade Robson avec celle de Jimmy Safechuck, copiant et collant les revendications comme si elles avaient toutes les deux dans l'ensemble les mêmes faits sous-jacents. Alors que ce n'était pas le cas.

Parce que Marzano a soutenu des positions identiques pour les deux hommes, à savoir que les deux, n'avaient pas réalisé jusqu'à récemment qu'ils avaient été maltraités (L'article 340.1 du PCC, pour mémoire, n'empêche pas de comprendre le fait d'avoir été touché ou caressé), le juge s'est naturellement demandé comment James Safechuck avait pu avoir deux révélations : Une première brève  auprès de sa mère et la deuxième plus complète avec un thérapeute environ huit ans plus tard.

En effet, en terme de plainte, cela peut être un problème important. Mais ici, en réalité, loin des règles de la cour et de la paperasserie, la référence au «mauvais homme» en 2005 semblait être la confession torturée d'un homme inquiet que sa mère apprenne son secret avant qu'il ne soit prêt à le dire. Ironiquement, si Jackson n'était pas mort d'une overdose de propofol, les poursuites contre lui pour abus sexuel auraient été extrêmement faciles.

Bien que la loi puisse s'avérer impitoyable pour ceux qui déposent des plaintes en retard, l'histoire de Jimmy Safechuck est tout à fait convaincante et irréfutable.

L'article original est ici : MJ Facts

Vous pouvez aussi lire,  le résumé de la plainte de Jimmy Safechuck, ainsi que les commentaires qui y sont attachés   ICI .

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