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DEPECHE MODE TOUJOURS A LA MODE !

DEPECHE MODE TOUJOURS A LA MODE !

Le groupe a été fondé en 1979 à Basildon (Essex). Sa pop synthétique en a fait un nouveau symbole de la musique britannique. Renouvelant sans cesse son inspiration, Depeche Mode a sorti 14 albums, et vendu plus de 100 millions de disques. Il est composé au départ de Dave Gahan (chanteur), Martin Gore (compositeur, parolier et guitariste)  Andy Fletcher (claviériste)  Alan Wilder (claviériste, compositeur, arrangeur).  Ce dernier est essentiellement connu pour avoir été, de 1982 à 1995, membre de Depeche Mode) et Vince Clarke (Producteur, auteur-compositeur)   

Le groupe se classe cinquante fois dans le UK Singles Chart, et plusieurs albums ont été classés numéro un au Royaume Uni, et dans d'autres pays Européens ainsi qu'aux USA. 

Pour l'anecdote, ce nom de groupe :  «Depeche Mode»,   fût choisi complètement au hasard, Dave Gahan l'ayant repéré en première page d'un magazine dans une chambre d'hôtel en France.

Le 5 octobre 1981, Depeche Mode révolutionnait la musique britannique, en sortant Speak & Spell, un premier album aux mélodies sautillantes entêtantes ...Comment oublier les sept notes vivement pressées sur un synthé de «I Just Can't Get Enough» ? qui influença  le paysage sonore de la décennie qu'elle ouvrait.

Depuis 1982, date à laquelle Martin Gore remplaça Vince Clarke à la composition, (Vince Clarke quitte le groupe le 31/11/1981 et fonde Yazoo avec une chanteuse à la voix puissante teintée de soul, Alison Moyet).  Depeche Mode a abordé des sujets innombrables à travers l'ordinaire et le tabou :  le suicide, la politique, la romance, la cupidité, les droits des LGBT, la xénophobie, l'insécurité personnelle, le fanatisme religieux, la liberté sexuelle, la toxicomanie, et plus encore.  Si vous avez été frustré par quelque chose dans votre vie, Depeche Mode a une chanson pour vous. Martin Gore, est le coeur et l'âme de la force créatrice ...Un poète torturé depuis des lustres. Il est la voix de tous vos sentiments indicibles et le Leader Dave Gahan est la voix sexuelle et animale....Ensemble, ils forment peut-être l'un des groupes les plus parfaits de tous les temps. Ils ont eu l'une des carrière les plus stables, les plus glorieuses, parmi tous les groupes musicaux, et tout est basé sur un catalogue complet de musique pop passionnante et expérimentale. 

Je cite  : People are people - Master and servant - Everything Counts - Enjoy the silence - Personnal Jesus - Stangelove - Never let me down again - Shake the disease - Behind the wheel - Little 15 - Stripped - A question of lust - A question of time - Black Celebration - Policy Of Truth -  I Feel You - Soothe My Soul   ...qui ne sont que quelques-uns de leurs titres phares, même si tant d'autres méritent de figurer sur la plus haute marche du podium ! 

En 1987 «Never let Me Down» est la mélodie qui ouvre l'album phare de Depeche Mode : Music For The Masses. Son son de batterie ultra-lourd a été inspiré par Led Zeppelin, et on entend  les riffs tourbillonnants de Gore. Les paroles énigmatiques de la chanson sont liées à l'euphorie éthérée de la consommation de drogue. Cette chanson est devenue la favorite des fans et l'hymne de tous les concerts de DM.

Depeche Mode fait une entrée, magistrale, dans les années 1990 avec Violator, un album particulièrement abouti.  L'enregistrement aura duré 6 mois, entre Milan (pour Personal Jesus), le Danemark, Londres et New-York. 

Violator est un album intemporel souvent considéré comme un classique et fréquemment référencé dans la liste des «meilleurs albums».

Personal Jesus - reste l'un de leurs titres les plus populaires, ce titre est inspiré par le livre «Elvis and Me» de Priscilla Presley, où elle révèle qu'elle avait surnommé son mari «Son Jésus personnel». «Personal Jesus»  et une des nombreuses chansons de DM qui a été reprise au fil des ans, notamment par Marilyn Manson ;  Johnny Cash (qui a interprété la version acoustique dans son superbe album The Man Comes Around) ; Tori Amos ; Shaka Ponk et Nina Hagen.

Il est difficile d'imaginer que «Enjoy The Silence» a commencé sa vie dans une démonstration d'harmonium et a été modifiée en une version optimisée à la suggestion d'Alan Wilder.

Il n'est pas vraiment surprenant que Violator ait été élu meilleur album britannique aux Brit Awards de 1991. (une cérémonie qui ignorait le groupe depuis des années), et il ne fait aucun doute que c'est un album phare. Ses ventes et ses succès confirment qu'il le restera encore longtemps.  

Dans Policy Of Truth (ci-dessous) la guitare de Gore vole à nouveau la vedette. La politique de vérité raconte que l'on  garde une partie de soi-même cachée, comme une ombre. Cette chanson creuse les névroses et les blocages psycho-sexuels que tout le monde a mais que très peu osent chanter.

En 1993, le groupe sort «Songs Of Faith Devotion», un album qui malgré son aspect très sombre, sera un gros succès (disque d'or ou de platine dans pas mal de pays, tournée monumentale, etc.)  Malgré tous ces bons morceaux que l'album contient, on sent un certain malaise ; sans doute le reflet de celui du groupe au moment de l'enregistrement !  Dave Gahan ...qui vit désormais à Los Angeles est devenu pathétique avec ses tatouages, sa barbe, ses cheveux longs et surtout son addiction aux drogues.  Alan Wilder, dira sobrement de Dave Gahan «C'est quelqu'un de très influençable, et la vie à Los Angeles ne lui a pas vraiment réussi». 

Analyse d'un fan de DM : Ce n'est un secret pour personne à l'époque où sort «Songs Of Faith Devotion» que Gahan est toxico et que les dissensions dans le groupe augmentent. On dirait que l'album est devenu pour Martin Gore un exutoire. Un moyen de faire passer des messages sous couvert de la religion. Par exemple «Walking in my shoes» se réfère autant au Christ qu'à l'image qu'a Gore de Gahan. Pendant la tournée devotional tour, Gahan arborera un look très Jésus de Nazareth mais surtout, dans le disque, hormis «walking in my shoes», il chante «condemantion» (Gahan condamné par son entourage et les médias, comme le Christ) ou «Higher Lover» (là où Jesus monte au ciel retrouver son père, Dave, lui, plane à l'héroïne). La drogue n'est jamais loin dans «Songs Of Faith Devotion». «Rush» et son «When I come up, when i rush, ri rush for you» désigne sans doute  l'empressement d'un junkie d'avoir sa dose !   - Bref, Amour, religion, drogue, tout y est . «Songs Of Faith Devotion» est un album ultra compliqué décrivant un moment complexe de l'histoire de Depeche Mode. Entre l'exigence artistique de vouloir créer un son nouveau, explorer le rock et le besoin de Martin Gore de lâcher ce qu'il ressent et un Dave Gahan en quête de repentance.

Enregistré pendant une période trouble, durant laquelle Dave Gahan a faillit perdre la vie, ULTRA, sorti en 1997, est l'album le plus sombre de Depeche Mode, l'un des plus denses également. Sur une rythmique très fouillée, des guitares saturées couvrent la voix un peu rauque de Dave Gahan, avec une violence inhabituelle dans un disque de Depeche Mode. Le premier titre et premier single, paru deux mois avant l'album, Barrel of a Gun, est symbolique de ces nouvelles préoccupations. Le texte torturé, à l'ironie un peu désespérée, sonne d'ailleurs comme un commentaire désabusé des temps difficiles que le groupe est en train de vivre. The Love Thieves poursuit cette descente aux enfers, sur un tempo plus lent, mais avec la même densité musicale, qui évoque par moments The Cure, surtout dans l'émouvant solo de guitare final, doublé par les choeurs haletants de Martin Gore. Ce dernier qui, comme à l'habitude, signe tous les morceaux de l'album, et chante la ballade suivante, le grandiose Home, à la mélodie à tiroir typique de son écriture qui contraste avec le prochain titre, une pop song dynamique dans la lignée des grands tubes du groupe, It's no Good,Martin Gore et Dave Gahan semblent se moquer d'eux-mêmes. Mais  on retrouve surtout un Dave Gahan en grande forme,  après une cure de désintoxication.

On se rend alors compte que les tubes sont là, tel Barrel Of A Gun, dans la lignée des Personal Jesus et autres I Feel You et qui prouvent bien que Depeche mode est,  et restera un groupe friand d'expériences nouvelles, parfois froides et souvent éloignées des aspirations du grand public. Une fois encore, Depeche Mode  séduit avec sincérité et intégrité. Une tournée de soixante-cinq dates, baptisée Singles Tour, est organisée, et le public est au rendez-vous.

En 2001, Depeche Mode revient avec l'album «Exciter», qui se classe très rapidement en tête des ventes dans différents pays et hormis «quelques commentaires sévères», la majorité des critiques rock saluent la sortie de cet album avec le respect traditionnellement alloué aux intouchables de la pop. «Exciter» est un album calme et reposant. Dès  le premier extrait, «Dream On»  on retrouve la voix posée et suave du chanteur Dave Gahan. 

La magnifique chanson «Freelove», rédigée par Martin Gore,  lui a été inspirée par la naissance d'un nouveau né et l'amour inconditionnel que Dave Gahan porte à sa fille  : « No hidden catch / No strings attached / just freelove»  (Pas de piège caché / pas de chaînes / juste de l'amour libre)  

«Pain and suffering in various tempos» : Tel est le slogan de l'album que l'on peut lire au dos du boîtier de l'album "Playing The Angel".   Un slogan surprenant pour le Depeche Mode de 2005, presque intemporel. Intemporel car il semble arriver avec presque dix ans de retard.

Ce qui caractérise l'album c'est essentiellement la tonalité industrielle et volontairement ringarde de l'album et des synthés sur des morceaux de rocks lancinants tels que «The sinner in me» ou «Nothing's impossible». Ce côté très sombre et industriel de l'album est toutefois régulièrement interrompu par quelques perles pop  : «Lilian» à la mélodie fraîche et sympathique, et surtout «Precious» traitant du divorce qu'a expérimenté Martin Gore.  L'album  sera un véritable succès, et la tournée qui suivra se fera à guichets fermés.

Dave Gahan  avait pris la plume pour écrire les textes de ses deux albums solos Paper Monsters (2003) et Hourglass (2007) après avoir lancé un ultimatum à Martin Gore, qui devait  accepter que ses acolytes participent à la composition et à l'écriture du prochain album, où alors,  il signait l'arrêt de mort du collectif. 

Sur le dernier album studio de Depeche Mode «Playing The Angel» (2005),   Gahan  a maintenant le droit d'écrire ses paroles et endosse le rôle de second compositeur sur trois chansons (Hole To Feed, Come Back, Miles Away). Sur cet album, on remarque la participation de Ben Hillier, producteur qui a notamment participé avec des groupes comme Blur, Doves....

L'album Sounds Of The Universe paraît le 20 avril 2009.

Les première vocalises de la chanson «Wrong» peuvent donner une mauvaise impression.  Gahan chante sur un ton quasi militaire cet  air aérien, ce qui laisse perplexe au premier abord. On a presque peur pour la suite, mais au bout de quelques secondes on reconnaît la marque de fabrique Depeche Mode. «Fragile Tension» commence sur des notes de synthés assez lourdes, Gahan pose sa voix sur quelques arpèges de guitares qui viennent relever le rythme du titre. «Spacewalker» nous emmène pendant un court instant dans un univers psychédélique par le méli-mélo de son électro sur cet instrumental. Dave Gahan n'est pas le chanteur du groupe pour rien, il a une voix reconnaissable entre toutes. Or sur «Jezebel», les rôles sont inversés, Martin Gore prend le micro pour une interprétation remarquée et remarquable. 

L'album Delta Machine sort en 2013, il fait référence aux racines du Delta du Mississippi.

Depeche mode a crée une suite de morceaux qui relie facilement les points forts de leurs catalogues de l'après 80, tout en ouvrant de nouvelles perspectives intéressantes. Le morceau de clôture Goodbye, comme plusieurs chansons de l'album, dérobent même quelques phrases mélodiques de Personal Jesus. C'est une réinvention complète, s'inspirant de leur passé, mais ouvrant de nouvelles voies et c'était un bon pari. Et parce qu'il reste si proche de la formule éprouvée de Depeche Mode, «Delta Machine» est un excellent album de blues électronique à l'image des singles Heaven et Soothe My Soul :

Dans Spirit, le quatorzième album de Depeche Mode sorti en mars 2017, on retrouve ainsi les sombres mélodies post-punk de Gore, toujours aussi inquiétantes, quasi-fascistes, et dans ses textes les mêmes interrogations sur Dieu, le monde qui part en vrille et les politiciens pourris. «On n'y est pas encore, on n'a pas évolué» annonce d'emblée Dave Gahan  dans «Going Backwards», de sa belle voix traînante, magnifiée par des synthés mystiques qui sonnent presque comme des orgues. 

Depeche mode a beaucoup d'esprit, ils sont cette fois dans le présent et veulent être entendus.  Comme le titre l'indique, Spirit est un album plein de vigueur. L'enregistrement a été assez marqué par la politique américaine et la candidature de Donald Trump. Dave Gahan raconte notamment : 

Martin et moi vivons aux États-Unis alors nous sommes tous deux très affectés par ce qu'il se passe ici. Martin m'a dit «Je sais que pour certaines personnes, cela peut ressembler à des propos de rock-stars nanties qui vivent dans leurs grandes villas de Santa Barbara sans se soucier du reste de la planète, et c'est vrai que nous avons de la chance. Mais cela ne veut pas dire qu'on se fiche de ce qu'il se passe dans le monde. Cela me touche vraiment» Et je lui ai répondu : «Je comprends, Je ressens la même chose». Je ne dirai pas que c'est un album politique, parce que je n'écoute pas la musique de façon partisane. Mais c'est clairement un album sur l'humanité et notre place sur terre.

Dave Gahan, Rolling Stone.

Dans le journal La Croix, Nathalie Lacube écrit : «Quand on est un groupe pop mondialement connu, la difficulté au fil des années c'est de rester soi-même tout en évoluant. De jouer pour le plus grand nombre tout en maintenant un niveau d'exigence artistiquement élevé. Un équilibre complexe dans lequel Depeche Mode est passé maître, comme le prouve, une nouvelle fois, l'album Spirit sorti le 16 mars. Grave et dense, incroyablement maîtrisé, il fait entendre en douze chansons les inquiétudes de la maturité face à notre époque». 

Depeche Mode est un véritable phénomène,  après 40 ans de carrière les membres du groupe sont toujours ensemble, ils n'ont pas fait un seul mauvais disque, et continuent à rassembler des arénas gigantesques partout en Europe et dans le monde. (Pour une formation que l'on disait aussi éphémère que la mode, ce n'est pas un exploit anodin).

Ils font d'ailleurs partie des nominés du Rock and Roll Hall of Fame 2020 ; (pour être éligible, un artiste individuel ou un groupe doit avoir sorti son premier enregistrement commercial au moins 25 ans avant l'année de sa nomination).

Le groupe sera aussi la vedette des salles obscures du monde entier le 21 Novembre 2019, avec un documentaire original : 

Collaborateur de l'iconique groupe anglais, Anton Corbijn a réalisé un film documentaire, «SPIRITS of the Forest». Ce long métrage plonge dans «l'histoire de six fans» dispersés dans le monde entier, mais tous en route pour un même concert à Berlin. Un moment de communion, que le film mettra à l'honneur, mélangeant avec habileté les destins. Outre les nombreux moments enregistrés sur scène - des pures scènes de live - le film devrait être ponctué de passages plus intemporels, qui montrent non seulement comment et pourquoi le groupe n'a cessé de fasciner, mais offre également un regard unique sur l'incroyable pouvoir de la musique sur les gens.

Waldbühne Berlin (Allemagne)

Le titre du film fait référence à l'album le plus récent du groupe, Spirit, ainsi qu'à sa tournée : Global Spirit, et évidemment au lieu mythique où le groupe a joué en Allemagne : la Waldbühne à Berlin.

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